‹ La formule cytologique des pleurésies tuberculeusesChapitre 9 sur 59 · SD · texte numérisé non relu

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MM. Barjon et Cade, examinant les liquides pleuraux aux différentes périodes de l’évolution de la maladie, ont pu voir que la formule type de Ravaut subissait des modifications considérables, quelquefois même un remaniement si complet, qu’au premier abord elle paraissait absolument atypique.

Ils ont de plus, fait leurs recherches cytologiques sur des malades chez lesquels la tuberculose avait été mise en évidence d'une façon absolument certaine par l'association de plusieurs moyens expérimentaux. Les résultats obtenus ont donc d'autant plus de valear que ces auteurs n'ont laissé échapper aucune cause d'erreur.

En résumé, lous leurs efforts ont surtout eu pour but de montrer que la formule de Ravaut n'englobait pas la majorité des cas, qu'il fallait l'étendre et étudier ses varialions suivant différentes conditions, telles que : le moment de la ponction, la durée plus ou moins longue de l'affection, l'état plus ou moins aigu, etc. Ils nous ont mis en garde contre les surprises que pouvait nous réserver une formule cytologique et ont en même temps montré tout le parti qu on pouvait üirer de l'étude des varialions de la formule, aussi bien au point de vue du diagnostic que du pronostic.

C’est à l'étude de ces variations de la formule des pleurésies tuberculeuses que nousconsacrerons le reste de ce travail. En nous basant sur un nombre considérable d'observalions, nous résumerons iciles recherches et les résultats obtenus par MM. Barjon et Cade, et tàächerons de faire ressortir {oute l'importance qu'offre

celte étude au point de vue théorique et pratique.

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