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CONDITIONS PARTICULIÈRES

Relief.

Le relief minimum nécessaire pour que lennemi ne plonge pas dans un ouvrage fermé est de 1°^70. Ce relief sera celui des redoutes pour mousqueterie. Aux redoutes pour artillerie et infanterie on donnera un relief de 2°^20.

Profil des redoutes.

Le parapet doit avoir l'épaisseur nécessaire pour résister au tir de Tartillerie.

On est généralement d avis que cette épaisseur doit être égale à 1 1/21 fois la pénétration des projec* tiles.

L obus du canon rayé de 4 français (système La Hitte) tiré à 17°^00 dans des terres rassises, d une nature moyenne, a donné une pénétration de l'^SO, et Fobus du canon rayé de 12^, tiré à ôOO'^OO, une pénétration de \J^kA ^

D'après l'École de fortification de campagne^ publiée en 1877, la pénétration des projectiles creux des nou-

i Traité de fortification par le lieulcnant-coloncl Ratheau, édition de

veaux canons de campagne français est de 1°^10 environ dans le sable rassis, de 2i°^00 à S'^OO dans les terres ordinaires, suivant qu'elles sont rassises ou fraîchement remuées, et de 4°^00 à S'^OO dans Fargile grasse.

Les canons prussiens, modèle 1873, ont donné, en 1876, au champ de tir deTegel les résultats suivants :

A 400°^00 la pièce l^re de campagne, tirant des obus remplis de pois, dans un épaulement en sable, a donné une pénétration de l'^^OO. La vitesse d'arrivée des projectiles était de 398°^00.

Le même obus, chargé, a produit un entonnoir de 0°*50 de profondeur et de 1™50 de diamètre (à la surface).

A400"^00 la pièce lourde de campagne, avec l'obus rempli de pois et une vitesse d'arrivée de 376°^00, a donné une pénétration de 1"^00. Avec l'obus chaîné il s'est produit un entonnoir de 0°*50 de profondeur et de 1°^50 de diamètre.

D'après ces résultats, un parapet en sable de 1°^50 d'épaisseur suffirait pour mettre les défenseurs d'un retranchement à l'abri des coups de plein fouet de l'artillerie rayée. Pour une terre moyenne cette épaisseur devraitêtre portée à 2™25, et pour une terre forte

On peut donc admettre, comme offrant toutes les

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garanties nécessaires , les évaluations suivantes , extraites du cours de fortification donné à l'académie militaire de Berlin par le major Wagner :

Un parapet pour résister à l'artillerie de campagne doit avoir 2°^75 d'épaisseur en crête, s'il est en tei're sablonneuse, 4™00 s'il est en terre végétale et 5™60 s'il est en terre argileuse .

Pour percer des parapets de cette épaisseur, il faudrait en efiet que deux projectiles atteignissent le même point.

En conséquence, nous donnerons aux retranchements et aux épaulements qui doivent résister à lartillerie, S'^OO d'épaisseur, si la terre est légère, 4"*00 si elle est moyenne, et 5°*00 si elle est forte ^

Le manuel du pionnier allemand dit qu'une épaisseur de 3™00 et un talus extérieur à faible pente mettent un parapet en terre ordinaire entièrement à l'épreuve du tir, même longtemps soutenu, de l'artillerie de campagne. .

* Le capitaine von Bninner, se fondant sur le fait constaté en Autriche que le canon de 0*^9 (système Uchatius) pénètre jusqu'à 2""00 dans les terres, et que l'effet de l'explosion se fait sentir à 0""70 et même à l^OO, propose de donner à la masse couvrante, en terre ordinaire, 3">00à4"'00 d'épaisseur pour résister à l'artillerie de campagne, et 6"00 à 8"00 pour résister à l'artillerie de siège.

En France on donne ^"^00 d'épaisseur au parapet, s'il est en terre sablonneuse, 4™00 s'il est en terre ordinaire et 5"*00 s'il est en terre argileuse. (Voir le Cours élémentaire de fortilication par Bailly.)

La tranchée intérieure d'une redoute doit être moins profonde que le fossé, pour qu'on puisse évacuer les eaux qui y tombent.

Il faut toutefois que le coup de feu rasant la crête du parapet, normalement à sa direction, sous un angle de 15®, passe à 1°^80 au-dessus du fond de la tranchée. (Profil AB, fig. 1, pi. IV.)

On incline ce fond vers l'intérieur, pour recueillir les eaux pluviales dans une rigole, qui les conduit dans le fossé au moyen de petits canaux ou de dredns en fascines, traversant au besoin le parapet de la gorge. (Voir XY, fig. 1, pi. IV.)

La plongée est généralement inclinée au sixième ; dans les terrains accidentés on est quelquefois obligé d'aller jusqu'au quart.

Le talus intérieur doit former un angle de 45^, pour que les défenseurs puissent, au moment de l'assaut, monter rapidement sur la plongée. C'est le plus sûr moyen de repousser l'attaque. Non-seulement l'apparition subite des défenseurs sur le parapet impressionnera vivement les eissaillants, mais elle exposera encore ceux-ci à être tués, à bout portant, dans le fossé et pendant qu'ils franchiront le talus de l'escarpe. IFs se trouveront ensuite, au moment le plus critique (lorsqu'ils arriveront essoufflés sur la crête extérieure du parapet), en présente de deux rangs de soldats

qui, à coups de baïonnette, essayeront de les culbuter dans le fossé.

Ce mode de défense, prescrit par le règlement sur les manœuvres de l'infanterie belge, est incontestablement le meilleur. Il s'en faut cependant qu'il soit généralement admis.

Les ingénieurs et les tacticiens qui recommandent de laisser les tireurs jusqu'au dernier moment sur la banquette, donnent au talus intérieur une inclinaison de 2/1 (2 de hauteur pour 1 de base). Nous n'avons adopté cette inclinaison que pour les talus intérieurs des logements de tirailleurs, des retranchements qu'on défend avec un seul rang de fusiliers, et des parapets qu'on élève derrière des clôtures ou des abatis.

Dans les ouvrages passagers dont la construction exige plusieurs jours, on peut donner au talus intérieur une inclinaison de 3/1 , plus favorable pour le tir.

Les talus intérieurs de 2/1 ou de 3/1 n'empêchent pas de faire monter les défenseurs sur la plongée pour repousser l'assaut, mais à condition de tailler des gradins dans ces talus ou d'enfoncer dans la banquette, à 0™60 l'un de l'autre, de gros piquets de 0°*50 de hauteur, sur lesquels les hommes poseront le pied pour franchir le talus. Or, l'emploi de ces moyens ne peut pas être préconisé dans la fortification improvisée, et

c'est pourquoi nous avons donné à nos profils de redoutes et de tranchées-abris un talus intérieur de 1/1.

La banquette. — Le mode de chargement de l'ancien fusil exigeait une plus grande largeur de banquette — surtout quand il fallait tirer sur deux rangs — que le mode de chai^ement du fusil nouveau.

Dans la plupart des traités de fortification on la fixait à 0"*80 pour un rang de tireurs, et à 1°^20 pour deux rangs. Ces dimensions sont encore prescrites dans le manuel publié récemment en France sous le titre de : École de fortification de campagne.

Elles sont trop fortes selon nous, parce qu'on a tout intérêt à les réduire au minimum, afin de rapprocher le plus possible de la masse couvrante le premier gradin sur lequel les tireurs s'asseyent pour se mettre à l'abri des coups directs et des coups plongeants.

En Autriche on a fixé la largeur de la banquette à 0"^50 pour un rang, et à 0™70 pour.deux rangs.

Cette dernière dimension n'est admissible que pour autant que le i^^ rang tire en s'appuyant contre le talus intérieur, ce qui, en efiet, se pratique en Autriche, où l'on construit dans ce but, à 0^30 sous la ligne de feu, une petite banquette sur laquelle les hommes placent le coude gauche pour viser et tirer. (Voir fig. 32, pi. V.)

Pour exécuter le feu de deux rangs, dans les conditions ordinaires, il faut que la banquette ait au moins 0™80 de largeur, si Ion y monte par un talus de banquette, 0°^90 si elle forme un gradin revêtu, et 1™00 si elle forme un gradin non revêtu, qui s'éboule en partie, lorsqu'on y monte fréquemment.

La banquette pour un rang de tireurs aura, dans les mêmes conditions, 0°^50, 0"60 ou 0^70 de largeur K

Le talus de banquette^ dans la fortification improvisée, doit avoir une inclinaison de 2/3, ou mieux encore, être remplacé par des gradins, pour qu'il y ait, derrière le parapet, un espace où les hommes assis soient à l'abri des obus et des shrapnels.

Les gradins ont au moins 0°^35 et au plus 0°*50 de hauteur. Leur largeur a été généralement fixée à 0°^30. Elle suffit, si les gradins sont revêtus, mais non s'ils ne le sont pas. Dans ce dernier cas, il convient de la porter à O'^iO ou à 0™50, pour que l'on puisse encore se servir des gradins quand, sous la pression des pieds, une partie de leur talus s'est éboulée.

Les talus des gradins en remblai et ceux des talus en déblai sur lesquels les hommes doivent s'asseoir,

1 Le manuel du pionnier allemand donne à la banquette 0"*50 et In'OO de largeur, mais il réduit la base du talus intérieur à 0">75.

sont consolidés au moyen de piquets de 1°^00 environ de longueur, soutenant des planches, des branches d'arbres, des clayons, de la paille ou du blé coupé. (Fig. 32, pi. V, et fig. 11, pi. VI.)

Les piquets sont inclinés vers le parapet, de manière que le talus du gradin ait 1 de base pour 5 de . hauteur. (Fig. 11, pi. VI.)

Dans quelques terrains on pourra tailler à pic les gradins non revêtus. Généralement leur talus aura une inclinaison de 2/1 .

L e fossé doit avoir 4™00 de largeur minimum « pour qu'on ne puisse pas le franchir sur des madriers que les asscdllants apporteraient^ ». Cette prescription donnée par quelques ingénieurs * est excellente pour les ouvrages de fortification passagère ou mixte, mais trop rigoureuse pour la fortification improvisée. Celle-ci peut admettre des fossés moins laides, parce que ce n'est pas avec des hommes chargéç de madriers que l'on attaque les retranchements du champ de bataille, et parce que, pour rendre un fossé infranchissable, il suffit de lui donner 2"^50 de largeur et de supprimer la berme.

Les fossés étroits ont ce grand avantage qu'au

* Rathcan. Traité de fortification,

^ Elle est également donnée par le manuel du pionnier allemand et par V École de fortification de campagne.

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moment de l'assaut un petit nombre seulement d'assaillants peuvent s'y tenir, et que les autres sont obligés de rester sur le bord de la contrescarpe, exposés à tous les feux du retranchement.

Le talus extérieur a l'inclinaison du talus naturel des terres, qui est en général de 45^.

Le manuel du pionnier allemand donne à ce talus 2°*S0 de base pour l^^SO de hauteur, ce qui augmente la résistance du parapet, mais facilite l'assaut.

Le talus d'escarpe et celui de contrescarpe doivent être aussi raides que la nature du terrain le permet. Toutefois, on donnera moins de raideur au premier, parce qu'il doit porter la surcharge du parapet, qui tend à le faire ébouler. Dans les terrains de consistance moyenne il aurîa généralement l'inclinaison de 3/â^; l'inclinaison du talus de contrescarpe, dans ce cas, sera de S/l. Lorsqu'il y a un glacis de contrescarpe il faut que la crête de ce glacis reste au moins à 1™50 sous la ligne de feu, pour que l'ennemi ne puisse pas plonger dans le retranchement.

La berme doit avoir de 0^30 à 0™50 de largeur,

I Le manuel du pionnier allemand dit : « On donne au talus d*escarpe exposé au choc des projectiles Tinclinaison naturelle des terres coulantes. » Cela ne semble nécessaire que lorsque la redoute peut être battue de loin par Tartillerie, car tirés à petite distance, bien peu de projectiles atteindront le talus d'escarpe.

pour faciliter la construction des redoutes et retenir une partie des terres que les obus font ébouler en éclatant dans le parapet.

Quelques ingénieurs lui donnent 1°^00 de largeur et la garnissent de défenses accessoires ; nous préférons, dans la fortification improvisée, la limiter à ce qui est strictement nécessaire pour faciliter le travail (0°^30), la propriété des bermes de retenir

les terres éboulées n'étant réellement précieuse que dans la fortification mixte ou permanente.

Aussitôt que le remblai est formé, l'on supprime la berme ou Ton en réduit la largeur, pour qu'elle ne puisse plus servir de lieu de ralliement et de palier à l'ennemi. Les terres que l'on obtient en recoupant le talus d'escarpe sont jetées sur le bord du fossé, (^oir les profils EF et GH, fig. 2 pi. IV.)

Si la berme n'est pas supprimée ou réduite à une laideur insuffisante pour faciliter l'assaut, on doit la garnir d petitse piquets ou de branches taillées en sifflet, comme l'indique la fig. 2, pi. VI.

La berme est surtout nuisible quand elle se trouve à une hauteur telle, sous la crête extérieure, que les assaillants peuvent tirer de là, à couvert, contre les défenseurs de la banquette. Pour que cela ne soit pas possible il faut que la berme reste à 1™75 au moins, sous la crête extérieure du parapet.

La profondeur du fossé des redoutes sera au minimum de 2"00 et au maximum de 2™80. Moins profond, le fossé n'oppose pas assez de difficultés à lennemi dans l'assaut, et lui permet de se retirer trop facilement en cas d'échec; plus profond, la construction du parapet exige des remaniements de terre qui allongent beaucoup la durée du travail.

Quand on est obligé de réduire la profondeur à 1™50, comme dans le profil allemand*, il convient d'établir dans le fossé quelques défenses accessoires.

Lorsqu'on veut donner au parapet d'une tranchéeabri assez d'épaisseur pour qu'il puisse résister à l'artillerie, ou lorsque, à une faible profondeur sous le sol, il se trouve un terrain rocailleux, on creuse un fossé en avant du remblai. (Fig. 3 et 4, pi. V.) Ce fossé, ne servant qu'à fournir des terres, ne doit pas satisfaire aux conditions énumérées ci-dessus. Il forme ce que les Allemands appellent un material graben, par opposition au fossé obstacle, qu'ils désignent sous le nom de hindemiss graben.

Ce genre de fossé ne convient point pour les redoutes ni pour les retranchements qui doivent opposer une grande résistance à l'attaque.

^ Voir la fig. 58 du manuel allemand que nous avons reproduite fig. 40, pi. VI.

Tracé des redoutes.

Dans le tracé des redoutes il faut tenir compte des données suivantes :

Lorsque deux rangs de fusiliers défendent un parapet, le champ de tir est de 30° (15® à droite et à gauche de la perpendiculaire à la ligne de feu), ïl est de 60^ lorsque le retranchement est défendu par un seul rang, et de 90** lorsqu'il est défendu par des tireurs placés à O'^SO lun de l'autre.

D'après cela, pour qu'il n'y ait pas de secteurs privés de feu dans une redoute défendue par un rang de tireurs, il faut que les saillants aient au minimum 120^.

Cet angle peut être réduit à 90<*, quand le retranchement est défendu par des tireurs espacés de 0°^80.

Bien qu'il n'y ait rien de très-absolu dans cette délimitation des champs dé tir, nous admettrons cependant que les saillants tournés vers le front de la position doivent avoir au moins 1 20®, et les autres saillants, au moins 90*. Ces derniers sont les saillants du front de gorge. Quand on sera obUgé de leur donner moins d'amplitude, on fera disparaître l'inconvénient des secteurs privés de feux, par des pans coupés ou par une disposition flanquante.

En terrain accidenté il n'est pas toujours possible

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de tracer en ligne droite tous les fronts d'une redoute. Il importe peu, du reste, que cela soit. Tout tracé est bon s'il donne une puissante défense de front, s'il flanque bien la position et s'il soustrait les faces principales à l'enfilade.

Mode d'exécution des terrassements.

Lorsque la fouille a moins de IC^SO de largeur, it suffit d'une rangée de travailleurs ; lorsqu'elle a de 2°*50 à 4"^00 de largeur, il faut deux rangées de travailleurs, et lorsqu'elle a de 4™00 à 6™00, il en faut trois.

11 est admis, dans la pratique, qu'un homme exercé peut jeter la terre, avec la pelle longue, à 4™00 horizontalement, et à SI'^OO verticalement. Chacune de ces distances constitue un relais.

Un bon terrassier, travaillant pendant peu de temps, peut jeter la terre à 2™80 de hauteur et à S°»00 ou 6»^00 de distance.

On donne, en Autriche, 6 pas ou 4"^50 de largeur aux ateliers.

Le manuel, pour le service des pionniers do l'armée autrichienne, dispose les travailleurs comme Tindique la fig. 16, pi. V, et recommande les données suivantes pour l'évaluation du temps nécessaire à l'exécution des retranchements :

En terre légère, un ouvrier très-exercé déblaye, par heure, 0*^^80, un ouvrier moyennement exercé, 0"^60 et un ouvrier non exercé, 0"^^40 ;

En terre moyenne, les mêmes ouvriers déblayent respectivement 0°^^50, 0"^^30 et 0°^20;

En terre forte ils ne fournissent plus, par heure, que 0*^^30, 0°^20 et 0"^15.

Lorsque la durée du travail est inférieure à 10 heures, la moyenne par heure augmente. Elle diminue au contraire de 1/3 environ lorsqu'on emploie, pendant 10 heures, les hommes à des redoutes d'un fort commandement.

En Allemagne, on place les travailleurs en quinconce, à 1™25 l'un de l'autre, s'ils sont exercés, et à 1"^50 s'ils ne le sont que peu.

On estime que, dans un travail continu de 4 heures, un homme exécute par heure :

0°^0 de déblai en terre légère.

45 — — moyenne.

20 — — forte ^

D'après l'École de fortification de campagne, des soldats d'infanterie ou des paysans réquisitionnés, travaillant à la journée, jettent, par heure, 0"*'400 de terre à la distance d'un relais (1™60 verticalement

^ Manuel dn pionnier.

et 4*^00 horizontalement); mis à la tâche, ils font

un travail double et jettent 0°^^800 de terre dans le

même temps et à la même distance ; si, en outre, on

les fait travailler par courtes pauses, on peut obtenir

jusqu'à 1™*00. Des travailleurs exercés déblayent,

dans ce dernier cas, 1"^*3I00 et même 1°*500 par heure.

Le foisonnement des terres est de 1/6 au plus et de 1/10 au moins.

On relève d'ordinaire les travailleurs par brigades. Chaque brigade travaille 4 heures.

Pour l'exécution rapide d'ime redoute d'infanterie, on compte, en Allemagne, 5 à 6 hommes par mètre courant de ligne de feu, non compris les hommes nécessaires pour la construction des abris et des défenses accessoires. Le chiffre de ces derniers est évalué à 2 par mètre courant de ligne de feu.

Les redoutes armées de canons exigent plus d'hommes et plus de temps.

Des expériences faites en Autriche et rapportées dans le chapitre III prouvent que ces évaluations sont trop élevées et qu'on peut, avec un efiectif de travailleurs calculé à raison de 3 1/2 hommes par mètre courant de ligne de feu, exécuter des redoutes pour infanterie en 5 ou 6 heures.

D'autre part, il a été constaté à Bruxelles, en

1877, qu'une redoute pour artillerie et infanterie, conforme à la fig. 2, pi. IV (moins les abris), peut être construite en 9 heures par un nombre de travailleurs calculé à raison de 4 1 /SI hommes par mètre courant de ligne de feu, quand la durée du travail de chaque brigade ne dépasse pas 3 heures.

Les déblais s'exécutent par tranches horizontales, en évitant d entamer les talus. L'épaisseur des tranches est calculée de manière que chacune puisse être déblayée pendant la durée d une reprise (2 heures au moins, 4 au plus). (Voir fig. 18, pi. II et profil n« 3, pi. XV.)

Les remblais se font par couches horizontales comme dans la première figure, ou par couches inclinées comme dans la seconde. La dernière méthode est préférée par les travailleurs inexpérimentés, et elle a l'avantage de former plus rapidement un couvert.

Avant de quitter le chantier, les travailleurs piétinent les terres qu'ils ont amoncelées à l'endroit du parapet. Us laissent leurs outils en place, pour que les hommes de la brigade qui vient les relever soient à leur poste de travail le plus vite possible.

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