L. P. d'Orléans, prince français
11 serait extraordinaire que M. Boyd n'eût riou trouvé à redire aux considérations juridiques si subtilement alléguées par le jeune et intéressant héritier. M. d'Ivernois eut sans doute quelque peine à lui faire admettre que le devoir de rendre un dépôt fût plus « sacré pour un homme délicat » que celui do respecter le gage des créanciers, et dut, selon toute apparence, appuyer ses négociations d'arguments plus convenables aux circonstances. Les questions de délicatesse ne furent probablement pas les seules que l'on discuta et puisque AI. Boyd avait déjà « obtenu des payements considérables de prélérence à beaucoup de créanciers », il est fort à croire que les arrangements avec lui et les autres dépositaires furent traités sur la base de nouvelles
(1) Mémoires de Mallct-du-Pan, t. I, p. 457.
préférences. Toujours est-il que Tentente eut lieu, et à la satisfaction réciproque des partis, car on voit, dans les années qui suivent, M. Boyd continuer à agir comme banquier des d'Orléans.
Quant à la masse des créanciers, il ne fut tenu aucun compte de leurs droits. Il semble même que Louis-Philippe n'y ait seulement pas songé.