XIV AVANT-PROPOS
riches, ou d'autant plus aisés, que nous vendons plus cher nos marchandises : loyer de l'argent, de la terre, de Tintelligence ou du simple travail manuel; et que nous achetons meilleur marché les marchandises d'autrui.
Pour étudier avec fruit la situation pécuniaire des différentes classes, et les transformations respectives qu'elles ont subies aux siècles passés, il fallait naturellement passer en revue les sources de leurs recettes et les chapitres de leurs dépenses. Comme de nos jours, ces recettes proviennent du capital, — valeurs mobilières ou propriété foncière, — et du travail.
L'histoire des salaires, c'est l'histoire des pauvres; l'histoire de la terre et de l'argent, c'est celle des riches, des gens qui peuvent vivre sans travailler. C'est par eux que nous commencerons.
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