‹ La Fracture directe de la Voûte orbitaire par petit projectile de guerreChapitre 6 sur 21 · END · texte numérisé non relu

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chés comme d’exeellents coups d'arrêt qui tuaient à peu près fatalement celui qui en était frappé. Fabrice d'Aquapendente (Œuvres chirurgicales. livre II, chapitre XXIV). parlant du danger des plaies de l'orbite, dit:

« Les dites playes, passent quelquefois si avant dans l'orbite de l'œil, qu’elles pénètrent jusque au fond, de sorte que l'instrument aigu passant par cette longue fente qui se voit au plus profond de l'orbite, se plonge dans la substance du cerveau, d'où il arrive que ceux qui sont blessés tombent tout incontinent à terre. Voilà pourquoi aussi les maïstres d'escrime tiennent celuy-cy pour un excellent coup de maistre, entre autres un certain tireur français s'en était assuré comme d’un coup inévitable. » L'orbite semble donc avoir été recherché aux siècles passés par les escrimeurs, voire par les assassins, comme un point de mire facile et un véritable tunnel conduisant au cerveau, pour tuer par un coup sûr, d’où la grande fréquence de ces blessures.

Au moyen âge, avec l'invention de la poudre et son application aux armes à feu, les blessures du crâne et de la face se multiplient. Les travaux des chirurgiens italiens de l’époque font mention, mais sans précision, des fractures de l'orbite qu'ils conseillent de traiter par application d'huile bouillante.

Il faut arriver au XVI siècle avec Albucasis, Ambroise Paré, pour avoir des explications un peu détaillées sur les lésions orbitaires:; ils insistent sur les désordres redoutables qu'entraînent la présence de projectiles dans ces cavités el sur la nécessité de pratiquer leur exlraction.

Percy, dans son travail de Chirurgie d'Armée (1792).

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cite deux observations: l'une personnelle, l’autre de Stalpart van der Wiel, de corps étrangers intra-orbitaires (pointes d'épée et de fleuret) ayant entrainé une fracture de la voûte, et dont lextraction provoqua de grands désordres cérébraux et Ia mort rapide des blessés.

Larrey, dans son Manuel de Clinique chirurgicale (1832), expose, le premier, des idées originales sur le mécanisme, le pronostic et le traitement des blessures de l'orbite par projectiles de guerre. Ses observations personnelles lui ont permis de conclure à la guérison généralement rapide ‘des fractures orbitaires, mais il a recueilli deux cas, présentant des complications cérébrales et mort tardive par méningite. Ayant fait l’autopsie de ces deux sujets, il a constaté qu'à la suite de la fracture orbitaire, les os avaient proliféré ef rétréci considérablement les cavités. I1 voit dans cette particularité, un effet protecteur de la nature, tendant à réparer les dégats produits par la balle.

Dupuytren, Desmarres, Demarguay, traitant des fractures orbitaires, attirent tout particulièrement laftention sur les accidents cérébraux qui peuvent rester longtemps à l'état latent et subitement entraîner la mort du blessé par abcès cérébral.

Berlin étudie, avee une riche documentation, les fractures de l'orbite et constate, à propos des fractures de la paroi supérieure, qu'il ÿ à souvent lésion cérébrale concomitante. Avec beaucoup de justesse, il fait observer la guérison fréquente des fractures de Ta voûte orbitaire, lorsque le bord orbitaire est intéressé,

erâce à la facilité avec laquelle la plaie se déterge (16

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