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guérisons sur 19 cas); le pronostie au contraire plus sérieux des fractures de la voûte seule (41 décès sur 55 cas). Pour lui, la mort est souvent immédiate par hémorragie, ou tardive, au contraire, par encéphaloméningite. Berlin recommande, pour l'établissement du diagnostic, l'exploration de la blessure à l'aide d’un stylet: il conseille l'extraction des fragments osseux de la voûte et le drainage aussi parfait que possible de la plaie. Selon lui, il ne faut recourir à l'énucléation que lorsque la vision est irrémédiablement perdue.
De Wecker et Landolt, dans le Traité des maladies des yeux; &. IV, 1889, au sujet des désordres de la paroi supérieure, insistent sur ce fait que l’absence de {out symptôme du côté de l’état général, de l’axe cérébro-spinal en particulier, n'implique pas la bénignité de la blessure, car les désordres cérébraux, souvent latents, peuvent éclater d’une façon soudaine et entraîner une issug fatale en quelques heures. /
Nimier, dans les blessures de l'œil, pendant la guerre : de 1870-71, d'après Sanitätsbericht über die deutsche Heere (Archives de Médecine el de Pharmacie militaires, 1889), rapporté l'observation d'un cas de fracture esquilleuse de la voûle orbilaire qui s'est compliqué d'abeès cérébral et orbitaire el s'est terminé par la mort. Peu après la blessure, il s'était développé de l'œdème palpébral, une exophtalmie extraordinairement doulourense et une atrophie manifeste de l’œikdont l’'énucléation ne fit pas découvrir le foyer purulent.
Delens (in Duplay el Reclus, & IV), fait ressortir la gravité particulière des lésions de la voûte orbitaire. Leur diagnostic est souvent difficile, les phénomènes ner-
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veux étant les seuls qui permettent de les soupçonner. Il faut s'abstenir de sonder la plaie et si le corps étranger est encore logé dans la blessure, les tentatives d’extraction sont souvent plus dangereuses que l’abstention.
Coppez, dans les Archives d'ophtalmologie, mars 1899, cite un cas de fracture de la voûte orbitaire avec contusion du globe oculaire et adhérence traumatique intraorbitaire du releveur de la paupière et du droit supérieur. |
M. le Professeur Rollet, dans son remarquable article de l'Encyclopédie française, d'ophtalmologie, passe en revue les différentes variétés de fractures directes de la voûte orbitaire. Avec une extraordinaire richesse d’observations, il expose tous les cas qui peuvent se rencontrer et établit la symptomatologie, le pronostic et le traitement de cette lésion. Nous avons puisé dans cet article de multiples renseignements.
De nombreux travaux ont été publiés au cours de la guerre dernière, sur les fractures de l’orbite. Citons, en particulier, ceux de M. le Professeur Lagrange et de MM. Duverger et Velter.