‹ La franc-maçonnerie dans la province de Québec en 1883 [microforme]Chapitre 16 sur 85 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

RELATIONS OFFICIELLES DE LA GRANDE LOGE DE QUÉBEC AVEC LES GRANDES LOGES D’AMÉ- RIQUE ET DU CONTINENT.

L'unité maçonnique, nous l’avons vu plus haut, se maintient par la correspondance officielle des Grandes Loges entre elles, et les Grands Représentants qu’elles s’envoient mutuellement.

Ce sont les liens de la fraternité maçonnique. Les Grandes Loges ainsi unies, se considèrent comme Sœurs. Elles travaillent en harmonie au but de l’ordre, et se doivent réciproquement secours et pro: tection.

L'on a bien souvent dit que notre maçonnerie anglo-canadienne ne ressemblait nullement à la maconnerie continentale ; qu’elle n’avait ni le même esprit, ni les mêmes tendances, et qu’enfin vouloir la montrer en union ou en sympathie avec les maçons d'Europe, c'était la calomnier gravement.

Les catholiques savaient pourtant bien qu’il n’y avait 1à ni calomnie ni fausse représentation. Mais il fallait prouver leurs dires par des pièces officielles. Là était la difficulté. La maçonnerie veille avec un soîn jaloux sur le secret de ses loges.

Mais voici que le Grand Maître Graham lui-même nous fait connaître ces relations de famille de la

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