LA FRANC-MAGONNERIE AU XIX SIÈCLE
La maçonnerie a-t-elle gardé, de nos jours, le caractère anti-catholique et anti-social, qu’elle avait au siècle dernier ? Ou bien épuisée par les excès de 1793, est-elle revenue à des idées plus conservatrices en religion et en politique ?
Après la révolution de 1789, la maçonnerie forcée par la réaction générale qui suivit, modifia complètement sa stratégie extérieure.
Elle déroba aux yeux des profanes le fameux programme de 1723, pour en adopter officiellement un autre tout à fait inoffensif,
Elle était, disait-elle, une association d’hommes ‘“ sages et vertueux... réunis dans le but d’être utiles ‘à leurs semblables... Une société de bienfaisance ‘et de secours mutuel. Elle avait un profond res- ‘ pect pour la religion et les institutions sociales des ‘“ pays où elle s’établissait. Son seul désir était ‘“ d’avoir une place modeste dans la société pour y * faire son œuvre de charité et contribuer, selon son “ pouvoir, au bien de tous.” (Constit. maç. française, p. 4.)
Telle fut l’attitude de la maçonnerie durant la première moitié de ce siècle.
Mais tout cela n’était que mensonge et hypocrisie toute pure.
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Elle ne revêtait ce manteau de bienfaisance que pour tromper plus facilement l'opinion publique. Rien n’était changé ni dans son but, ni dans ses tendances. Toujours fidèle au programme 1723, dans le silence des loges, elle préparait les forces qui, resaisissant un jour le pouvoir, donneraient enfin à la maçonnerie une prépondérance définitive dans les affaires publiques.
Ce jour est venu pour elle.
Depuis que les frères ont, à peu près partout, la direction des gouvernements, ils ne cachent plus ni leurs desseins ni leurs doctrines. Déchirant les voiles qui couvraient leurs travaux, ils proclament aujourd'hui ouvertement le but que se propose l’ordre dans l'Univers entier, et ce but est toujours celui de la maçonnerie anglaise du XVIIIe siecle.
Hostilité à l'Eglise catholique,
IHostilité à toutes les institutions publiques basées sur les principes de cette Eglise.
Dans ses jours d’humilité, la maçonnerie prétendait être “ une société de bienfaisance.”
Aujourd’hui elle déclare hautement que la bienfaisance n’est pas son but.
En 1861, le duc de Persigny faisait reconnaître officiellement la franc-maçonnerie en France sous le titre d'association de bienfaisance.
Les maçons humiliés dans leur orgueil lui répondirent hardiment : “ Nos pères se sont réunis il y a
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