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plusieurs siècles, sous d'anciens rites, non pour exercer la charité mais pour chercher la vraie lumière.
Votre Excellence, j'en suis sûr, ne nous fera pas un reproche de poursuivre un tel dessein.
La charité est la conséquence de nos principes, elle n'est pas le but de nos réunions.” (a)
“ Rappelons-nous, disait de son côté le F, Ragon, que la maçonnerie n’a pas constitué un corpa d’individus vivant aux dépens les uns des autres. Les mendiants qui s'associent pour faire de la misère oseraient-ils avouer dans quel but ils se font recevôir ? Ils viennent audacieusement nous imposer leur détresse et le poids de leurs vices, sans avoir été utiles à l’ordre par aucun talent, par aucune vertu.”
“ Ne présentez jamais dans l’ordre, ajoutait le KF, Beurnonville, que des hommes qui peuvent vous présenter la main et non vous la tendre.” (b)
La franc-maçonnerie n’est donc ni une société de bienfaisance, ni une association de secours mutuels.
Elle prétendait en second lieu, ne pas s'occuper de religion dans les loges, et respecter également toutes les croyances sincères.
Or, pour ne pas parler maintenant du rituel maçonnique qui est resté profondément hostile au christianisme, voici que les frères font les aveux les plus complets.
(a) Francs-Maçons et Juifs, St. André, p. 556. (b) Idem, p. 559.
La maçonnerie veut détruire la religion révélée et ” la remplacer par la religion des loges.
“ Mes frères, disait en 1881 le F. Bélat s'adressant au Grand Orient de France :
‘“ Où trouverez vous parmi les hommes faits, pour lesesprits murs, une pareille école de progrès, une semblable diffusion de lumière? Sera ce l’enseignement religieux, les leçons données par les membres des cultes divers dans leurs chaires respectives, qu’on pourra donner comme l'équivalent de la franc-maçonnerie? Ah ici, tous les sentiments intimes, toutes les conscienres protestent contre une telle assimilation. Les temples catholiques ou protestants ou israélites! Les religions! mais, nos frères, c’est contre eux précisément, c’est contre l’œuvre sacerdotale de tous les temps, de tous les pays que la franc-maçonnerie s’est fondée; c’est contre eux qu’elle livre ces combats séculaires qui ont fait gagner au progrès, réfugié sous nos bannières tout cet espace de champ et de soleil où il se déploie et s'étend aujourd’hui.” (Chaine d'Union sept, 1881).
Les loges belges font écho aux loges françaises et proclament la même doctrine.
# En vain avec le XVIIIe siècle nous flattions nous d’avoir écrasé l’infâme. [L’infâme renait plus intolérante que jamais. La religion catholique est une théocratie avide, sans esprit de famille et sans foyer, obéissant à un chef étranger et faisant courber sous son joug les gouvernements et les peuples. C’est contre cette domination qu’il faut combattre, Pour atteindre ce but il faut élever autel contre autel.”
La maçonnerie combat le christianisme à outrance. Il faudra bien que le pays finisse par en faire justice, dût-il employer la force pour se guérir de cette lèpre.”
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Je pourrais multiplier ces citations et ces aveux. A quoi bon? Cette hostilité de la franc-maçonnerie à la religion révélée, surtout à l'Eglise catholique n'est plus un secret pour personne. Le chef de l’ordre en France, l’exécuteur de ses hautes œuvres, ne la donnait-il pas comme cri de ralliement a tous ceux qui ont prêté serment de fidèlité aux loges.
‘ Le cléricalisme, voilà l’ennemi !”” disait le francmaçon Gambetta.
Il livrait ainsi audacieusement au public le secret intime de l’ordre. Les frères désormais n’ont plus besoin d’allégories ni de symboles. Tout cela est désormais inutile, on connait leur signification. La guerre se fait maintenant à ciel ouvert; la maçonnerie a dit son dernier mot:
“ Le cléricalisme, voilà l'ennemi |! ”
C'est-à-dire, la religion révélée, la croyance à J. C. à sa mission, à son Eglise, la foi au surnaturel, aux idées chrétiennes qui règlent l’homme dans la vie privée, le guident dans la vie sociale et lui dictent ses principes dans la vie politique, tout cela c'est le cléricalisme, et pour la maçonnerie c’est l’ennemi ! Il faut le combattre, le vaincre et l’anéantir à tout jamais.
Quelques prudents, il est vrai, trouvèrent cette déclaration inopportune. Des peureux la jugèrent trop hardie. “ Les catholiques sont encore nombreux. En face d’une provocation si directe, ils se réveilleront peut-être, ils se réuniront et ils pourront opposer à la réalisation du programme maçonnique, une résistance insurmontable ! ”
Pour rassurer ces timides, l’on inventa alors une
distinction subtile entre le christianisme et le cléricalisme. La maçonnerie respectait le premier, elle ne combattait que le second qui est exagération, influence indue, fanatisme sacerdotal, etc.
Mais les maçons eux-mêmes ne tardèrent pas à faire justice de cette interprétation arbitraire.
“ La distinction entre le catholicisme et le clérica- “ lisme, est purement officielle, subtile pour les be “ soins de la tribune, disait à Lille le F. Cordavaux, “ mais ici, en loge, proclamons-le hautement et pour “la vérité: Le catholicisme et le cléricalisme ne font “qu'un.” (a)
(a) Voir CI. Janet, t. III, p. 300).