‹ La franc-maçonnerie en FranceChapitre 268 sur 277 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

Réception.

Lorsque la L.'. est ouverte, le F.*, expert conduit le récip.'. auprès de la porte, où il s'annonce par la batterie du grade. Alors le M.*, dit :

Fr. ". 1(" Surv.\, faites voir qui frappe à la porte de la L.\

Le 1er Surv.\ rend l'ordre au F.'. M.", des Cérém.*. qui lui dit qui c'est, et il le dit lui-même au M.*.

T.*. Vén.\, c'est un maç.'. qui. connaissant tous les Gr.\ de la Maçonnerie, en secoue les préjugés et cherche un asile où habite la vraie vertu.

Après cette réponse, le M.*, dit :

Mes FF.'., donnez-lui l'entrée de notre Temple et qu'il trouve parmi nous le bien inestimable que son cœur désire.

Lorsque le candidat est entré, le M.'. lui dit :

Mon G.'. F.'., étant parfaitement assuré de la docilité de votre caractère, de la droiture de votre âme, de votre zèle à secourir les malheureux, nous nous félicitons de vous voir admis dans le choix que nous faisons des maç.\ vertueux.

Je vous engage de vous unir à nous par l'amitié la plus étroite. Prenez place, mon T.-. C.'. F.*., et profitez des instructions que l'on va faire.

section m.

Instruction.

D. — Êtes- vous initié ?

R. — J'adore le divin créateur de la nature. Je reconnais sa puissance sans borne. Je conçois sa bonté. J'espère en sa miséricorde. Enfin, je suis persuadé qu'il n'a pu nous créer que pour nous rendre heureux.

D. — Qu'avez-vous fait pour être admis dans nos mystères ?

R. — J'ai cherché la vertu. J'ai tâché d'imiter celui qui nous a créés en devenant doux et compatissant pour les malheureux, et je fais mes efforts pour être l'ami de tous les hommes vertueux.

D. — Par quel degré êtes-vous donc parvenu jusqu'à nous ?

R. — En secouant le joug des préjugés que j'avais reçus dans le? différents grades de la Mac.', que je méprise en partie et que je déleste dans l'autre.

D. — Quelles sont donc vos idées ?

R. — Je pense que l'apprentissage et le compagnonnage, où l'on nous donne des préceptes de vertus sont bons et honnêtes. Que dans la Mse le crime a quelque accès, mais qu'il est puni dans 1 Elu. Que le Parf.\ M.'. Angl.'. est de tous les autres grades le plus raisonnable et le seul qui soit parfaitement bon. Que les différents Ecos '.sont inutiles, que l'El '. Sup.\ est ampoulé et que le Chev.' d'Or.*, est futile ; que celui d'Occ. est dépourvu de sens commun; que le Souv. . Comm.'. est indécent ; que le Gr.\ Elu est détestable ainsi que le R.'. C.*. de Marseille dit le Ghev.\ de l'Aigle Noir qui est digne d horreur. Que le Chev.*. du Soleil est méprisable ; le Subi.'. Philos.', digne de pitié ; le Chev.'. du Phénix absolument déraisonnable

D. — Pourquoi continuez vous la Maçonnerie, puisque vos idées lui sont aussi désavantageuses ?

R. — Je ne méprise que les abus, j'aime à entendre les bons principes qu'elle nous donne. Je tâche de les mettre en pratique et notre travail ne tend qu'à les faire révérer et les faire paraître parmi nous avec plus d'éclat.

D. — Comment y parviendrez-vous ?

R. — En n'admettant dans notre Soc*, que des gens choisis et qui conviennent à tous égards au titre, de Vrais Initiés.

D. — Quelles sont les qualités que nous exigeons?

R. — La droiture du cœur et de l'âme, un caractère docile qui est toujours de l'avis de ses frères et qui ne 1 emportera jamais lorsque les défauts dont aucun homme n'est exempt, lui seront représentés avec la douceur que les parfaits maçons doivent mettre dans leurs remontrances.

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