‹ La franc-maçonnerie en FranceChapitre 86 sur 277 · ANNONAY VRAIE VERTU · texte numérisé non relu

ANNONAY VRAIE VERTU

D'après M. Léon Rostaing(l), cette L.\ aurait été installée le 1er avril 1766 parla Parfaite Union à l'O.". du régiment de Vivarais et par la Parfaite Union à l'O.'. de Tournon. Comme cette dernière L.\ ne fut ellemême constituée qu en 1774, nous croyons plutôt que la Vraie Vertu fut installée le 1er octobre 1766 par la L.". Saint-Louis à l'O.*. du corps royal du Génie (Metz), comme le prétend la Chaîne d'Union (IV, 484 .

La Vraie Vertu paraît du reste avoir été indépendante de la G.\ L-., qui ne lui donna pas de titres constitutifs. C'est le G.'. O *. qui, le 2 avril 1775, lui donna ses patentes en les antidatant du 4 juillet 1774, et en faisant remonter ses travaux au 1er octobre 1766. Cette L.\, qui avait une grande importance numérique, réunissait la meilleure société d'Annonay. Elle s'adjoignit une L.\ d'adoption qui ne fut pas très florissante. C'est de son sein que sortit le groupe qui, en 1780, forma la Vraie Amitié. Un grand nombre de membres de ces L.\ jouèrent un rôle important pendant la période électorale de 1789, et les administrations départementales de 1790 et 1791 furent presque exclusivement recrutées parmi les membres de ces deux L.-.

Voici, d'après M. L. Rostaing, les noms de tous les membres de la Vraie Vertu de 1766 à 1808 : — 1766 : Baron, négociant ; Bollioud de Saint- Julien, receveur général du clergé ; Bon ; démissionnaire) ; Chomel, avocat ; Chomel de Midon, licencié en droit ; Duret, négociant ; Frachon, procureur au bailliage ; Soubeyran de la Rochette ; Lombard (vén.\) ; Missolz de la Pra, lieutenant-colonel d'artillerie, chevalier de Saint- Louis ; le chev.*. de Missolz, lieutenant-colonel d'artillerie, chew. de Saint-Louis; Monneron, avocat, receveur du grenier à sel, vén.\ ; Mont-

(1) Les anciennes L.'. maç.'. d'Annonay et 'es clubs. Cette étude, très complète, est du plus haut intérêt. — Voir également les travaux du Dr Francus sur la f.'.-m.'. dans l'Ardèche.

LOGES DE PROVINCE i)(.).">

golfier, Alexandre-Charles, licencié en théologie, ancien proviseur du collège d'Autan à Paris, chanoine de l'église collégiale, vén.\; Montgollier, fabricant de papiers à Vidalon-le-Bas, vén.*. ; Lemore de Pignien ; Tourton ; Blaehier, chevalier de Saint- Louis ; Lonihard de Quincieux, avocat puis procureur du roi en la sénéchaussée, vén.-. — 1767 : Soubcyran de Beauvoir, bailli d'épée de la baronnie de Tour des Chalamon ; Imbard. — 1708 : Fonrnat de Brcnieu, vén.". ; baron de Causon : Cho mel de Jarnieux, en religion le P. Roch, récollet, vicaire de la communauté ; Fourra, récollet, gardien du couvent ; Defrénois, officier de la légion de Hainaut. — 1770 : Bonfîls, curé d'Annonay, chanoine régulier de Saint- Ruf ; Pourrat, provincial des cordeliers, commissaire général et gardien du grand couvent de Paris ; Duret, médecin ; des Chabert, célestin ; Peyron ; Chabert, avocat. — 1771 : Bollioud deBragieux, ▼en.'. ; Yéron de la Rama. — 1772, Monneron, membre du Conseil supérieur de Pondichéry ; comte de Vogué, vén.*. ; Alléon aîné, négociant : Fromageot, prieur de Gondargnes. — 1773 : Ravel, bourgeois, gradué eu droit. — 1774 : Monneron, chanoine de l'église collégiale. — 1775 : Bollioud de Tartara. — 1782 : Murol, avocat au Parlement ; Chapuis, conseiller du roi, greffier en chef de la sénéchaussée ; Duret, docteur en médecine ; Fournat d'Ay, père. — 1783 : de Barjac, ancien prieur des Célestins ; le chev.-. de Barjac ; Montgolfîer {Etienne de), fabricant de papier, inventeur des aérostats ainsi que son frère. — 1784 : Montgolfîer (Michel Joseph de) ; Desfrançais de Lolmes, conseiller du roi, juge mage, lieutenant général de la sénéchaussée ; Perné du Sert, membre de la L.\ la Paix àl'O.'. de Toulouse. — 1785 : Desfrançais de Thorrenc, chevalier, ancien conseiller ; marquis de Lestrange à Saint-Alban. — 1787 : Fournat de Brézenaud ; Duval, avocat au Parlement. — 1788 : Nozarède, receveur des domaines du roi. — 1789 : Veyre de Soras, capitaine de cavalerie, chev.'. de Saint-Louis. — 18C6 : le chev.". de Monteil, ancien adjudant du général de Précy à Lyon ; Tavernier, avocat ; Lioud. — 1807 : Daymé, manufacturier ; Johannot, fabricant de papier: Bravais, médecin ; le comte Lamajarie du Soursac ; du Liron de Montyver et de Digoine fils.

Bollioud de Saint-Julien, ancien législateur, fut vén.-. de la Vraie Vertu jusqu'en 1815.

Les lettres étaient adressées à M. de la Vauterive (anagramme de la Vraie Vertu), à l'hôtel Camon ou Monac (anagramme de Camon).

PARFAITE AMITIÉ

Cette L.-. n'a pas laissé de traces. Il s'agit peut-être de la Vraie Amitié constituée en 1780.

ÉTOILE BRILLANTE DE LA FILLE PREMIÈRE DE LA CONSTANCE Cette L.-. n'a pas laissé de traces.

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