liasnage, 1. (j, cap. 5, ^ù
cela indique en tout cas qu'ils n'y étaient pas persécutés. Au xp siècle, ils sont maltraités dans les autres pays; en Italie, Alexandre II les prend sous sa protection i. Au xii*^ siècle, ils y acquièrent une grande importance, les papes se bornent à disputer avec eux théologiquement^ ; en même temps, saint Bernard se constitue leur champion lors de la deuxième croisade.
Alexandre III les protège également; en 1160, ils viennent au devant de lui « cum signiferis, stratoribus, scriniariis, judicibus, clero, de more legem suam déférentes in brachiis ^ ». Ils avaient donc toute liberté et participaient aux solennités avec leur organisation indépendante. Alexandre III avait ordonné de respecter leur religion, et, en 1179,1e troisième concile de Latran sanctionnait ses décisions ^. Ce pape avait même pris un juif pour intendant des finances 3; ce n'était peut-être pas le seul des successeurs de saint Pierre qui dût remettre à un juif les intérêts financiers du Saint-Siège. Les faits que nous relevons sous son