‹ La franc-maçonnerie et la conscience catholique [microforme]Chapitre 8 sur 8 · Les Féniens. S. Of., 12 janvier · texte numérisé non relu

Les Féniens. S. Of., 12 janvier

Franc-Maçonnerie et Conscience catholique 28

4°. Les Solidaires, les Internationalistes et les Mazzinistes. S. Of. 5 juillet 1865. 5°. Les Chevaliers de Pythias. S. Of., 21 août 1850. Inq., 25 juin 1894.

6°. En général, tous les sectaires qui conspirent contre l'Eglise et les pouvoirs établis, soit en public, soit en secret, et surtout les officiers et les chefs occultes et cachés. Voilà cette obligation. Beaucoup sans doute ne la Connaissaient pas encore, et ne Soupçonnaient pas la censure si sévère portée par l'Eglise; désormais, ils n'auront plus le droit de plaider ignorance. Grâce à leur zèle, il sera plus facile d'atteindre la racine du mal, de connaître ses causes et de lui appliquer des remèdes énergiques et efficaces. € Soyons pas surpris des rigueurs de l'Eglise contre les coryphées de la francee Tant de ruines ont été accumulées par elle depuis plus d’un siècle! Race de vipères et de serpents! elle s'est montrée extrêmement habile et pleine de ressources dans ses entreprises. Mais... elle avait si bien organisé la conspiration du silence, et fait des ténèbres si épaisses autour d'elle!...

CONTRE LA DÉNONCIATION Sommaire :— Hésitation., — Ignorance, —Préjugés.

Nous voici rendu à la dernière partie de ce travail.

Il est évident qu'il faut arracher Ja peau de brebis des é aules du loup. C'est une obligation grave, de droit Commun, en ce qui concerne les francs-maçons ordinaires, mais de

roit positif et plus strict encore, quant aux chefs des loges maçonniques.

t pourquoi tous ne font-ils pas Jeur devoir? car il y en a bien sûr, qui hésitent, et qui refusent de parler. Nous voulons le dire en terminant, ce sera peut-être forcer ce boulevard du silence qui protège nos adversaires depuis trop longtemps.

connaissent l'obligation que “exposer. Ils ne sont pas avertis, et ils ne comprennent pas Ja portée ‘une pareille loi, ne SOupÇonnant pas du tout le mal que la franc-maçonnerie eut faire à l'Eglise et à Ja société. Sans doute leur esprit est égaré par la profusion d'idées

Franc-Magçonnerie et Conscience catholique 25 —————— fausses qui circulent sur sa nature, son but et ses moyens d'action. Et puis, avouous-le donc, combien se sont laissé surprendre à cause de leur indocilité aux enseignements de l'Eglise!

2° Beaucoup sont indifférents, craintifs à l'excès, pour ne pas dire Jâches et peureux.

Comme on hésite et comme on recule devantun devoir grave! Bien plus onévite de s'en rendre compte, on feint de l’ignorer, ou bien. on ne veut pas le connaître à fond, et on s'imagine après cela pouvoir échapper à ses obligations.

On ne tient pas non plus à se déranger, pas même pour avertir un voisin que sa maison brüle, c'est monstrueux, mais le fait existe. Ce n'est pas étonnant alors que l’on soit si timide en présence d’une ob igation morale et religieuse vers laquelle on se sent si peu attiré parce qu'elle ne nous présente qu un minime intérêt.

Ou encore, on rejettera la charge sur les épaules d'une autre personne, sous prétexte qu'elle en connaît tout aussi long, et qu'elle

eut tout aussi bien faire cette révélation.

C'est une erreur: l’une et l’autre sont tenues au même titre. L'uneet l’autre, si elles refusent de faire leur devoir, encourent la même censure.

3° Il en est qui seront retenus par une certaine répugnance à passer pour délateurs; comme

26 Paragraphe Quatrième Dr

s'il s'agissait de la délation écoliers — de ces fredaines o

4° Une faussé Pitié en arrête quelques-uns, (Car, disent-ils, ce serait faire tort à ce brave omme de «franc-maçon », Ce serait nuire à «ses affaires ». Pratique fort ea vogue dans notre t elle qui paralyse les efforts r Certaines ?

oO

isme

Franc-M açonnerie et Conscience catholique L14 a et il n’a pas plus droit à la pitié que les incendiaires et les pillards: il s'associe aux malfaiteurs, il participe à leurs méfaits, il se met par là-même au ban de la société. Et c'est our cela que l'Eglise se montre sévère pour ui.

Mais si la pitié est due à uelqu'un, c'est bien à l'Eglise, la victime ha ituelle de ces institutions malfaisantes. Seule, l’aberration du sens moral est capable de nous empêcher de reconnaître ici notre devoir. Nous devons tous incontestablement assistance et protection à cette Eglise dont nous sommes les membres, la chair de sa chair, les os de ses os. Ce que l'on fait à une partie, le corps tout entier le ressent. Attaquer l'Eglise, c'est attaquer chacun de nous. Là doit aller notre pitié et pas ailleurs, c’est l'ordre de la charité.

5°. L'idée si répandue que les loges sont des sociétés de secours mutuel est aussi un grand obstacle à la dénonciation.

‘idée n'est pas tout à fait fausse, il ya du vrai, car c'est un manteau dont on couvre ces organisations pour les faire voir sous un jour favorable. C'est par ce moyen qu'elles s'insinuent et pénètrent si facilement. Elles accordent certains bénéfices à ses adeptes et leur assurent une rertaine protection, efficace en plusieurs cas. . arrive même que plusieurs

€ ses organisations réussissent à capter la

28 Paragraphe Quatrième

Confiance de certaines grandes Compagnies de” Commerce, de finance

dit encore qu'elles disposent de Ja Pp engagements et des Promotions, dans ces institutions. S'

à l'insu des autoot trop d'intelli- Pour l'autoriser, et

rités supérieures. Elles o grue et de délicatesse eurs occupations ne leur Permettent pas de voir à ce détail ; cependant le mal existe puisqu'on en constate la présence de temps à

autre,

ons suivant dans l'Action Sociale :

“Que ces Messieurs n'ou

vrais tyranneaux dépendent d'eux,

Franc- Maçonnerie et Conscience catholique 29 re pires menaces qu'ils font exécuter des ordres

ui ne sont pas toujours respeclueux des

roits de la langue française et de la foi catholique. Ils se retranchent derrière le Jointain et le secret de leurs bureaux, toujours peu accessibles au commun des mortels.” (L'Act.

Soc., 11 août 1908, 5e page, 5e col.).

Ces réflexions sont également vraies des sociétés secrè'es et de leurs prosélytes. Cependant, il ne faudrait Pas prendre trop au sérieux les prétentions de ces zélateurs ; nous les cxaminerons un jour, et nous dirons ce

u'elles valent. Nous dirons aussi quelles donne elles préparent à ces trop crédules admirateurs et parlisans de tout ce qui s'enveloppe de ténèbres et de mystères.

6. Il yaurait beuucoup à dire sur le fameux serment du secret. Mais il faudrait toute une étude à part. Qu'il nous suffise de savoir, pour le quart d'heure, que ce serment est immoral. Il place un individu en dehors des conditions ordinaires et essentielles de toute sociélé. Il Je met en Opposition à Ja loi humaine et à la Joi divine. Personne n'est tenu de le garder.

7°. Je ne sais si je me trompe, mais il me semble qu'on a pu faire, au cours de cette lecture, un rapprochement que j'ai hâte d'écarter.

franc-maçonnerie françai mali,;eureuse affaire Dreyfus. ] monde entre

on des sectaires, en

rance, la France chrétie

que nous avons l'honn mère.

CONCLUSION Sommaire :— Malaise Canadien-français.—Agissons!

Ne nous laissons donc Pas tromper par la comédie du mensonge qui se joue actuellement autour de nous. ;

mensonge et l'hypocrisie sont les deux véhicules de ja franc-maçonnerie. Léon XIII et ses prédécesseurs l'ont fort bien démontré, el maintes fois dans notre Pays, nous en avons eu des preuves évidentes.

08 compatriotes sont facilement accessibles à ces sortes de choses, ils se défendent mal contre les nouveautés qui tendent à diminuer le respect dû à l'Eglise, et ils les acceptent avec une légèreté qui peut nuire à leur jugement.

Soyons donc plus prudents que jamais, car il y a en ce moment chez les nôtres, une sorte d'énervement, de mobilité maladive qui

urrait devenir dangereuse, si elle passait à ‘état chronique, Il est devenu bien facile de faire accepter les critiques, les reproches, même les calomnies contre l'enseignement et la discipline de celle qui a veillé sur le berceau de notre nationalité.

D'où vient cela? Nous ne voulons pas le rechercher aujourd'hui, mais on nous permettra bien de dire à nos com triotes, à nos frères dont nous partageons Îe patriotisme :

se Paragraphe cinquième

S'il y a dans l'Eglise, dans ses ministres, dans ses membres, des choses

que vous ne comprenez pas, de grâce, donnez-vous la

tents: ceux, p vie dans l'étude,

une profonde institution d

vécu si longtemps. Elle a

cerlain respect, Quand ce ne

ais il n'en est pas de même de ses ennemis. Ils ressemble

Fr. Th. Couët, O. P.

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