Proyart, Louis XVI détrôné avant cTétre roi, 1'® partie
2. K Qu&e quidem tanta calamitatum coQgeries ex illarum, in primis couspiratione societatum est repetenda in quas quidquid in haeresibus et in scelerâtissimi8 quibusque sectis sacrilegium, flagitiosum, ac blasphemum est, quasi in sentinam quamdam, cum omnium sordium concretione confluxit. » Lettres encycliq. Mirari voSy 15 août 1832.
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ornements de cérémonie et préside la Loge. Aux autres, on la met sur la tète, sur les épaules. Ensuite ils se la mettent eux-mêmes sur le cœur avec la lettre G au milieu, ce qai signifie : Gnose ou génération. Sur le revers sont les lettres F. Ë. C.^ ce qui veut dire Foi^ Espérance^ Charité, mais, par-dessus tout, Foi^ foi aveugle, sans laquelle rien ne se fait. Les Gnostiques et les Manichéens proscrivaient toutes les lois et se livraient à toutes les abominations de la chair. Pour eux, le mensonge, rhypocrisie, le parjure, tous les moyens étaient bons. Saint Épiphane et saint Augustin disent qu'ils se] connaissaient entre eux par des paroles de passe et par certains attouchements. Saint Léon le Grand a résumé leurs doctrines et leurs pratiques en ces trois mots : «Ils n'ont pour loi que le mensonge, pour religion que le démon, pour sacrifice que les turpitudes. » Or, la doctrine et les pratiques de ces hérétiques occupent une place si importante dans la Maçonnerie, elles en constituent tellement les profondes assises, que Weishaupt a dit : « Les illuminés seuls sont on possession des secrets du vrai Franc-Maçon. U reste même aux illuminés une grande partie des secrets à découvrir. Le nouveau chevalier doit y consacrer ses recherches. Il est bien spécialement averti que c'est par l'étude des anciens Gnostiques et des Manichéens qu'il pourra faire de grandes découvertes sur cette véritable Maçonnerie. » Le ' Manichéisme, vrai Prothée sorti de l'enfer, prit
«différentes formes pour se dissimuler. Au moyen âge, il s'incarna principalement dans l'hérésie des Albigeois ; à la Renaissance, il se réfugia surtout chez les astrologues, les alchimistes, les nécromanciens et cabalistes, qui formaient des sectes ayantleurs constitutions, leurs règles et leur rites. Le concile de Trente les condamna par un décret, qui est la neuvième règle de l'Index *. Le protestantisme, le jansénisme et le philosophisme fournirent aussi à la Maçonnerie d'excellents éléments. « Sous le ministère de Choiseul, dit Proyart, la Maçonnerie se confondit tellement avec la philosophie du jour, qu'elle^ ne parut plus former avec elle qu'une seule et même secte, et comme un personnage à deux masques, qui, pour la poursuite de ses vastes desseins, jugea plus convenable de se montrer au grand jour sous le manteau philosophique, que sous le tablier de maçon réservé pour les mystères de la Loge ^. » C'est avec tous ces matériaux que Satan constitua la Franc-Maçonnerie. Lui, qui a fait partie de la milice des anges, qui a vu l'unité et Tordre de leurs hiérarchies; lui, qui en connsdt la force, puisque c'est par elles qu'il a été vaincu et
1. « Libri omnes et scripta geomantîœ, hydromantiae, aercomantise, pyromantiœ, onomantiaB, chiromantîœ, necromantise; sive in quibus continentur sortilegia, veneficia, auguria, auspicia, iacantationes artis magicœ, prorsus rejiciuntur. Episeopi yero diligenter provideant ne astrologisB judiciariœ libri, tractationes, indices iegantur vel habeantur. »