Le franc- maçon Macé, Tun des créateurs de la Ligue de
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chasser Dieu de Técole et de Tâme de la jeunesse. Qui ne voit que, pour atteindre son but, la Franc- Maçonnerie ne reculera devant rien? S'il faut employer la tyrannie brutale contre Tautorité du père et de la mère de famille, elle l'emploiera; s'il faut outrager les sentiments de la nature, elle les outragera; s*il faut violer les droits les plus sacrés de la conscience, elle les violera; s*il faut piétiner sur la liberté, elle piétinera sur la liberté. Aui cris et aux gémissements des victimes elle répondra pas le ricanement, Famende et la prison.
Fille de celui qui est homicide dès le commencement, elle ignore la commisération aussi bien que la justice; dans son cœur, il n'y a déplace que pour la haine et la cruauté. Si elle prévaut chez nous, nous verrons bientôt les effets naturels de son système délétère. Le journal de Moscou constatait en ces termes les effets de l'enseignement maçonnique en Russie : « Ce n'est pas sans la plus profonde amertume et sans les appréhensions les plus sérieuses qu'on songe à notre jeunesse. A douze ans, l'enfant a cessé de croire en Dieu, à la famille, à l'Etat; à quatorze ans, il s'exerce à la protestation pratique; à quinze ans, il est un conspirateur ; à seize ans, il est peut-être déjà un criminel; à dix-sept ans, il clôt son bilan,
l' enseignement f a dit : « Loin de renier le concours des Loges, Je Tavais invoqué, réclamé même, par la raison toute naturello que Tœuvre de la Ligue est bien réellement la mise en pratique des principes proclamés dans les Loges. »
en se brûlantla cervelle. Telle est, hélas ! Thistoire trop souvent répétée de nos enfants. » Le journal anglais Moming-Post^ qui, certes, ne peut pas être soupçonné decléric^isme, apprécie laportée de la loi de V Instruction gratuite, laïque et obligatoire : « Il est indubitable que la nouvelle loi sur l'éducation, qui vient d'être imposée à la législature française, est la tentative la plus vaste et laplus éhontée qui ait été faite depuis les temps de la persécution païenne, pour obtenir l'apostasie forcée d'un peuple chrétien. Le nouveau paganisme désespère de convaincre l'intelligence des hommes et des femmes déjà faits. Il préfère porter une loi en vertu de laquelle les enfants de tout le pays, sans égard pour la religion des parents, seront saisis au nom de l'État et forcés de recevoir une sorte d'instruction scolaire, spécialement imaginée pour les élever, non seulement dans l'ignorance, mais dans la haine des idées fondamentales de la religion. » Pour connaître ce qu'est cette loi, dans la pensée de la Maçonnerie, il suffit de savoir comment elle l'apprécie ellemême. Au Sénat, le président de la commission, M. Schœlcher, a dit : « Je voterai la loi, parce que je suis athée. » Certaines potions vénéneuses manifestent assez leurs propriétés délétères, et ceux qui ont tant soit peu la connaissance des poisons, ne s'y méprennent pas : la couleur, l'odeur, la saveur, tout concourt à les faire regarder comme des substances dangereuses. Cependant
les personnes simples ou inexpérimentées pourraient s'y méprendre, et la prudence veut qu'on y mette l'étiquette : Poison. Il est assez difficile de se méprendre sur Tesprit de la Maçonnerie toachant la loi de Vhistruction laïque, gratuite et obligatoire, et, avec un peu de clairvoyance, on s'aperçoit vite que c'est pour elle un breuvage saturé d'athéisme, préparé à la jeunesse française; mais il était bon qu'il portât son étiquette. Celui qui avait assisté à sa manipulation, qui y avait pris une grande part, et qui connaissait le mieux sa nature, avait qualité pour le caractéri- 4»er, lui donner son nom et l'imprimer sur son frcmt : Loi athée. C'est bien ce que la Maçonnerie a entendu faire, quoiqu'elle ie nie, quand le besoin de la cause l'exige.
Le ^OMvn^ldL République française disait, il y a quelques mois : « Quand nous aurons appliqué cette loi, c'en sera fait du cléricab'sme, nous pourrons sans péril déchirer le Concordat, séparer l'Église de l'État et mépriser les vaines et tardives colères du Clergé. » h^i République française a dit vrai : quand l'esprit de cette loi sera infusé à la génération qui arrive, le Concordat n'aura plus sa raison d'être et tombera de lui-même. Contrat bilatéral, il est appuyé sur le Pape et sur la France chrétienne; or, la France chrétienne aura disparu, et sur ses ruines, il y aura une France impie, matérialiste, athée, une France qui fera horreur aux piuens eux-mêmes, à moins
que la Providence ne lui applique pas les rigueurs de sa justice, et que, dans sa miséricorde infinie» elle ne la relève par un de ces coups qui brisent les efforts de Satan et déconcertent tous ses plans. Dans son encyclique Mirari vos^ le pape Grégoire XVI signalait au monde le caractère d'impiété et de corruption que la Maçonnerie était déjà alors parvenue à donner à la science de certaines écoles : « Dans les académies et les gymnases retentissent de la manière la plus horrible de nouvelles et monstrueuses opinions, par lesquelles on n'attaque plus d'une manière occulte et cachée la foi catholique, mais on lui fait publiquement une guerre effroyable et criminelle. L'esprit des jeunes gens une fois corrompu par l'enseignement et l'exemple des professeurs, la destruction de la religion et la perversion des mœurs ont fait les progrès les plus étendus et les plus affreux. Par suite, le frein de la très sainte religion, par laquelle les États se tiennent debout et la vertu et Ja force du pouvoir sont affermies, étant rejeté, Nous voyons la ruine de l'ordre public, l'effondrement des pouvoirs, et le renversement de toute autorité légitime faire de rapides progrès*. » La Maçonnerie a marché, à pas de géant dans cette voie de démolitions et de ruiûes universelles; aujourd'hui elle est arrivée à sa dernière étape, aux écoles populaires. Elle les veut toutes, les écoles de