‹ La Franc-maçonnerie et les moyens pour arreter ses ravagesChapitre 41 sur 78 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

La Frano-Maçonnerie veut l'anéantissement de la morale et de la justice.

La famille oppose une forte barrière aux projets de la Franc-Maçonnerie. Tant qu'elle conservera son unité et sa sainteté, il sera difficile à la Secte diabolique de réaliser complètement ses projets d'athéisme et de démoralisation dans la jeunesse. Elle a donc résolu de détruire la famille et d'en corrompre les éléments pour s'en faire des înslruments dans son œuvre de destruction. Déjà 6Q 1830, un maçon des plus hauts grades, qui signait sous le pseudonyme de Piccolo-Tîgre, écrivait : « L'essentiel est d'isoler l'homme de sa famille et de lui en faire perdre les mœurs. Il aime les longues causeries du café, l'oisiveté du spectacle : entraînez-le, soutirez-le, apprenez-lui discrètement à s'ennuyer de ses travaux journaliers. Par ce moyen, après l'avoir séparé de sa ^emme etde ses enfants et lui avoir montré combien sont pénibles tous les devoirs, vous lui inculquez ^® désir d'une autre existence. Quand vous aurez

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insinué dans quelques âmes le dégoût de la famille et de la religion, laissez tomber certains mots qui provoqueront le désir d'être affilié à la Loge la plus voisine... J'entendais dernièrement un de nos amis rire d'une manière philosophique de nos projets et nous dire : Pour détruire le catholi- ' cisme, il faut commencer par supprimer la femme. Le mot est vrai dans un sens ; mais, puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons-la... Le meilleur poignard pour frapper FÉglise au •cœur, c'est la corruption. A l'œuvre donc jusqu'à la fin. » Dans une réunion de francsmaçons tenue à Londres en 1869, un orateur s'é- •cria : « Quant à la famille, nous la repoussons de toutes nos forces, au nom de l'émancipation du genre humain. C'est à la famille que nous devons l'esclavage de la femme. L'enfant appartient à la société et non à ses parents ; à la société de Tin- «truire, de l'élever, d'en faire un citoyen... Nier lafamille, c'est affirmer l'indépendance de l'hommie dès le berceau, c'est arracher la femme à l'esclavage où l'ont jetée les prêtres et une civilisation pourrie. » Un autre sectaire a dit, en 1870, à l'Hôtel de Ville de Paris : « La famille, c'est Tobstacle ; elle est à détruire, si l'on veut arriver à donner à tous une éducation égale et révolutionnaire. Puisque nous abolissons l'hérédité, l'enfant n'est plus l'héritage du père et de la mère, il appartient à l'État. » L'évêque d'un grand diocèse de France écrivait l'an passé : « Dans le mariage

ET LES MOYENS POUR ARRÊTER SES RAVAGES. Mi

maçonnique, — que nous avons vu pratiquer à rile Maurice, il y a vingt ans, — le Vénérable demande au premier surveillant devant les conjoints : Que pensez-vous de rindissolubilité du mariage? R. Elle est contraire aux lois de la nature et de la raison. Quel doit être le correctif? R. Le divorce. »

Le divorce, oui, la Maçonnerie le désire et elle prendra tous les moyens pour le faire décréter; elle a une haine particulière du lien du mariage, parce que c'est Dieu qui Ta formé.

Cependant plusieurs francs-maçons hésitent encore devant les ré^doutables conséquences du divorce ; l'abîme de désordre qu'il est de nature à causer dans la société les fait reculer d'effroi. L'an passé, un projet" de loi pour rétablir le divorce a été proposé et discuté dans la Chambre des Députés, et c'est un franc-maçon des plus illustres qui l'a fait rejeter. « Quoi! s'écria-t-il, vous vous proposez de fonder cette forme de gouvernement nouvelle qui a besoin, pour ainsi dire, afin d'être définitivement assise, de Tassenliment quotidien de la population tout entière, et vous voulez encore vous livrer à une expérimentation sur l'unique molécule sociale qui vous reste, sur la famille*. » Les circonstances étaien* inopportunes pour voter une pareille loi ; les élections approchaient, et il fallait ménager les popu-

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