M. Brisson. Séance du 9 fév
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lations, qui sont opposées au divorce. Aussitôt les élections faites, la Maçonnerie a repris son projet, qui déjà a été pris en considération et voté par la Chambre des Députés. Plusieurs de ceux qui, l'an passé, ont rejeté la loi. Tout trouvée bonne cette année, et l'ont votée. L'orateur qui voyait la République mise dans le plus grand tlanger par la loi du divorce n'a pas eu une parole à dire cette année; et si la Maçonnerie croit les circonstances favorables, elle agira de toutes ses forces pour la faire voter par le Sénat ; et Funique molécule sociale qui reste à la République, sera dissoute. Nihiliste par tendance naturelle, la Maçonnerie est portée à renverser toutes les institutions sociales; il faut qu'elle éteigne les senliinents les plus nobles, qu'elle anéantisse la morale ulle-même, et qu'elle fasse le néant partout. Dans son Cathéchisme révolutionnaire^ Bakoiinine s'écrie : Vivent le chaos et la destruction! Vive la mort! place à l'avenir! »
En 1821 , le pape Pie VII dénonçait en ces termes Timmoralilé de la Franc-Maçonnerie :
« Il est également démontré par les documents que les préceptes de morale donnés par la société des Carbonari sont criminels, bien qu'elle ait l'audace de sq vanter d'exiger de ses membres qu'ils pratiquent la charité et tout genre de vertus, et qu'ils s'abstiennent de tout vice. Oui, elle favorise avec la dernière impudence les passions honteuses, elle enseigne qu'il est permis de tuer
ET LES MOYENS POUR ARRÊTER SES RAVAGES. i7S
ceux qui out manqué à leurs engagements de garder le secret... C'est des principes et des préceptes de cette société que sont venus en Italie les forfaits commis par les Carbonari, forfaits qui ont plongé dans l'affliction le^ gens honnêtes et pieux ^ » C'est dans un document public, destiné à tout l'univers catholique et à toutes les générations, que le Vicaire de Jésus-Christ accuse la Charbonnerie d'être une école d'immoralité, et il l'affirme, parce ce qu'il en a en mains des preuves nombreuses et irréfragables. Les aveux et les pratiques des sectaires eux-mêmes sont venus depuis confirmer les affirmations du Pape. La Maçonnerie a porté la sape jusqu'à la base de la morale et a détruit les deux vertus cardinales de tempérance et de justice. Voici l'abrégé de sa morale, d'après un document de 17S9, écrit par un franc-maçon converti :
<c Enfin appelé par Dieu à me convertir, et vraiment repentant du mal que j'ai fait, moi N. N. déclare d'avoir juré, observé et fait jurer d'observer à deux cents personnes environ les articles suivants, après avoir renoncé à la religion catholique depuis vingt-cinq ans.
« 1. Nos per nos. C'est-à-dire, nous francsmaçons nous vivons exclusiveiiitxt pour, notre intérêt et notre bien.
« 2. Nullus super nos. C'est-à-dire, personne ne doit nous commander.