Psau ne cxxxii
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Terreur, et la mitre, symbole do Féclat et de Ift force des deux Testaments divins, a été placéesur sa tète, afin qu'il apparaisse terrible aux ennemis de la vérité et qu'il les combatte vaillamment ^ La Maçonnerie, comme Satan, estrennemi le plus implacable de la vérité, puisqu'elle va jusqu'à attaquer Dieu, la vérité par essence et la source de toute vérité. Elle est par excellence l'hérésie qui lève sa tète orgueilleuse contre l'Église catholique. Si donc l'évêque gardait le silence devant un tel ennemi, s'il ne le faisait pas connaître, s'il ne poussait pas le cri d'alarme, il se couvrirait d'ignominie; sa conduite serait, non seulement une l&cheté, mais encore une infâme trahison et un parjure. Il serait le pasteur mercenaire qui prend la fuite lorsque les loup» se jettent sur le troupeau ; et il mériterait l'exécration de Dieu, de l'Église et des hommes. Voyons plutôt en quels termes pressants le pape Léon XII exhortait, en 1825, tous les évéques de la catho* licite à préserver les fidèles des ravages de la Franc-Maçonnerie. Après avoir pris des mesures pour comprimer ces sectes furieuses et scélérates^ il
1. « ImpoDÎmus, Domiae, capiti hujus Anlislitis et agoaisUe tai galeam munitionis et salutis, quatenus decorata facie el armato capite cornibus utriusque Testamenti, tcrribilis apparent adversariis veritatis; et, te ei largiente gratiam, impugDator eorum robustus existât, qui Moysi famuli tui faciem^ ex tai sermonis cousortio decoratam, lucidissiinis taae claritatis a& veritatis cornibus insignisti, capiti Âaroa poutificis tui tiaram imponi jussisti. m Pontificale Romanum : de Consecratione Electi in Episcopum,
ET LES MOYENS POUR ÀARÉTER SES RAVAGES. i^
dit : « Maintenant, vénérablea frères, patriarches, primats, archevêques et évoques catholiques, non seulement nous demandons votre concours, mais nous le sollicitons instamment. Soyez attentifs et à vous et à tout le troupeau sur lequel l'Esprit-Saint nous a établis évêques pour gouverner rÉglise de Dieu. Car des loups ravissant»s'introduisent parmi vous, qui n'épargnent point le troupeau : mais ne craignez point et n'estimez pas votre vie plus précieuse que vous. Sachez, que c'est de vous principalement que dépend la constance dans la religion et les bonnes œuvres des hommes qui vous sont confiés. Bien que nous, vivions dans des jours mauvais et dans un tempsoù plusieurs ne supportent pas la saine doctrine, néanmoins il y a encore beaucoup de fidèles qui ont conservé le respect de leurs pasteurs, et les regardent, à bon droit, comme les ministres de Jésus-Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu. Servez-vous donc, pour le bien de vosbrebis, de cette autorité que l'éternelle bonté de Dieu vous a donnée sur leurs âmes. Que par vous elles connaissent les fourberies des sectaires et sachent avec quel soin elles doivent les éviter, eux et leur société. Que vos exhortations et vosenseignements les remplissent d'horreur pour la doctrine perverse de ceux qui se moquent des très saints mystères de notre religion et des préceptes très purs du Christ, et attaquent tout pouvoir légitime... Soyons remplis, nous vous en
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supplions, de la force, du jugement et de la vertu de TEsprit du Seigneur, et ne souffrons pas comme des chiens muets qui n'ont pas le courage d'aboyer, que les bêtes féroces ravissent et dévorent nos troupeaux. Que rien ne nous empêche d'affronter tous les combats pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Si nous craignons l'audace des méchants, c'en est fait de la vigueur de Tépiscopat, ainsi que du pouvoir sublime et divin de gouverner TÉglise : et nous ne pouvons ni continuer à être chrétiens, ni Têtre, si nous sommes arrivés à ce point de trembler devant les menaces et les embûches des scélérats ^ . »