s. Jean, chap. xix
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•qni sont avec Jésus-Christ oa ceux qui sont contre lui. Oui, si, aujourd'hui, la monstrueuse machine de la Franc-Maçonnerie est au milieu de la Cité de Dieu; si les antres ténébreux vomissent ces hordes qui envahissent tout; si la Secte a mis la main sur les lois, sur la justice, sur Tarmée et sur rÉglise, c'est à l'électeur qu'elle le doitj il en porte la responsabilité devant Dreu et devant les hommes. /
Qu'il est lamentable le spectacle de ces chrétiens qui assistent à la messe, récitent le symbole •et disent, matin et soir : Je crois la sainte Église Catholique^ et néanmoins déposent dans l'urne électorale le nom d'un ennemi de cette Église, ou le nom d'un transfuge qui appuie ses persécuteurs! Eh quoi! leur dirai-je, vous êtes chrétiens, et, par conséquent, membres de Jésus-Christ; et vous votez pour celui qui veut chasser Jésus-Christ de la loi, de la justice, de l'armée, de l'école, de partout ! Vous êtes chrétiens, et, par conséquent, soldats de Jésus-Christ; votre devoir et votre honneur est de porter avec une noble et sainte .fierté la croix, cet étendard sacré, trois fois adorable ; et vous votez pour celui qui abattra la croix et la fera disparaître comme un objet d'ignominie ! Vous êtes chrétiens, et, par conséquent, fils de l'Église; et vous votez pour celui qui jettera de la boue sur le visage de cette auguste mère, lui forgera des fers, et attentera à ^on honneur et à :sa liberté ! Quelle infâme trahison ! Vous faites
ET LES MOYENS POtJTl ARRÊTER SES RAVAGES. 2S9
les affaires de la Franc-Maçonnerie beaucoup fnieux qu'elle n*aurait pu les faire elle-même. Personne n'a plus fait les affaires des ennemis de la France que Napoléon III. Pour accomplir «es serments de carbonaro, il a fait l'unité italienne et l'unité allemande; il a trahi le Pape et Vest acharné contre l'Autriche pour Taffaiblir et l'abaisser. Mais tout le monde sait aujourd'hui que la victoire de Sadowa a été plus funeste à la France qu'à l'Autriche : Tinvasion de notre pays par rAllemagne, son écrasement, la perte de ses provinces et de «es milliards, tout cela est la conséquence de Sadowa. Aujourd'hui, l'unité italienne et l'unité allemande sont là qui pèsent comme deux poids énormes but les flancs de la France et mettent son exisrtence en danger. Il se croyait habile, Napoléon III, et il n^était que la copie du Pharaon aveugle et endurci qui a été englouti avec toute son armée dans les flots de la mer Rouge ; car, à «on tour, il a vu le bras de IHeu s'appesantir lourdement sur lui ; sa puissance s'est effondrée dans la boue de Sedan, et de tout ce qui fut TEmpire, il ne reste qu'une veuve qui pleure sur deux cercueils . Et maintenant, Ô rois, comprenez; tmtruiseZ'ifom , vous qui jugez la terre. Comprenez, électeurs, qu'on appelle le peuple souverain, et qui décider de l'avenir de la France, qui portez ses destinées dans votre bulletin de vote. C'est vous qui avez fait à la Maçonnerie son piédestal élevé ; c'est vous qui l'avez mise à même
de faire mouvoir ses terribles instruments de destruction qui abattent nos institutions religieuses et sociales. Yous avez donc trahi TÉglise et la patrie, et cela, pour quelque vil intérêt. Après cela, il n*est pas étonnant que la Franc-Maçonnerie vous flatte, vous caresse et vous aime. Personne ne fait mieux les affaires de l'ennemi que les traîtres. Judas a plus fait, pour perdre Jésus, que tous ses ennemis : ils ne savaient conmient s'emparer de sa personne, lorsque Tinfâme Iscariote les délivra d'embarras en se chargeant de le leur livrer pour trente deniers. Naguère, an peintre de la Savoie exposa un tableau qui portait cette inscription : Un baiser rendu. C'était Satan qui recevait Judas dans l'enfer et l'embrassait, en l'étreignant sur son cœur, pour lui témoigner toute sa gratitude et son amour. Ce tableau est justement admiré, parce qu'il exprime d'une manière frappante une grande vérité. En effet, dit saint François de Sales, « le baiser, de tout temps, comme par instinct naturel, a été employé pour représenter l'amour parfait, c'est-à-dire l'union des cœurs... On applique une bouche à Fautre quand on se baise, pour témoigner qu'on voudrait verser les âmes l'une dans l'autre réciproquement pour les unir d'une parfaite union ^ » C'est ce qu'a rendu d'une manière admirable le plus philosophe et le plus théologien des poètes : dans