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lialistes ou républicains honnêtes, comprenez4e une fois : maintenant il ne s'agit plus d'une forme de gouvernement, ou d'une nouvelle constitution à rédiger. Le salut et les futures destinées de la France ne dépendent plus d'un homme, d'un parti, d'une famille, d'une dynastie, d'un système politique. La lutte actuelle n'est pas entre la république, l'empire et la monarchie. On vise plus haut et plus bas : on cherche à faire crouler en même temps les fondements et le toit de l'édifice social. Le grand point est de savoir si la France redeviendra catholique dans ses mœurs et ses institutions, ou bien, si elle sera totalement placée entre les bras de la Révolution. » Quand les pécheurs du pôle Nord reviennent par une mer tranquille, il surgit quelquefois entre eux des dis^ eussions pour le partage de la pêche ; mais s'il s'élève une tempête, ou si l'embarcation est assaillie par les ours blancs, la division cesse et Ton oublie la cargaison : les forces, les énergies, les ressources, les instruments, tout est employé à lutter contre le danger commun, à défendre sa vie contre la voracité des ours. Chacun comprend
— et il n'a pas besoin de raisonnement pour cela
— que si l'embarcation est engloutie, le butin le sera aussi ; chacun comprend que s'il devient la proie des animaux féroces, il perdra sa part de poissons. En ce momeut le navire de la France est assailli par la plus violente tempête, et, en même temps, le monstre féroce de la Franc-
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Maçonnerie Tattaque sur tons les points à la fois. Si le navire est englouti, si le monstre n'est pas refoulé dans son antre ténébreux, que deviendra la Monarchie? que deviendra TEmpire? que de- \âendra la République conservatrice? que deviendront la religion, la famille et la propriété? Tout sera englouti dans le gouffre du nihilisme; «ar, nous l'avons vu, Satan, qui anime la Franc- Maçonnerie, pousse jusque-là son c&uvre de destruction.
Donc, mettons les intérêts chrétiens avant tout et par-dessus tout. Tant que leur existence sera «n péril, que tontes les volontés, tous les cœurs €t tous les bras s'Unissent pour les défendre; que toutes les forces et toutes les ressources soient consacrées à ce but saprème; surtout, pas de division! Avant tout, il f«ut chercher le royaume de Dieu et sa justice, et le reste nous «era donné par surcroît : Qiiœrite ergo primum regmtm Dei, et Justitiamejtis : et hsBC omnia adji- <ientwrvobis^. Aujourd'hui, il s'agit de savoir si la France sera athée et dominée par la seule force brutale, ou si elle conservera Dieu dans se$( inislitutions et si la justice éternelle sera encore la règle et la sanction de la justice humaine. Que des royalistes, les impérialistes et les républicains s'unissent pour faire triompher la cause de Dieu, -et Dieu accordera par surcroît à la France le gou-