I.Sjlïfi
nerie, homme aussi très replet, et ayant aussi été s'exposer ù l'air frais et pluvieux, malgré les recommandations les plus contraires de la part des médecins.
(( Le quatrième est le cuisinier de Tétat-major, jeune homme de vingt-six à vingt-huit ans, lequel, selon moi, est mort victime de la maladie, sans [ avoir eu à se reprocher d'inconséquences.
« Ces quatre morts, arrivées coup sur coup et avec la plus grande vivacité, ont terrorisé nos hommes; il ne faut rien moins que mon courage, et celui que montre M. Arnoux* pour les empêcher de tomber très malades. »
Ce qu'il faut admirer, c'est la foi robuste qui soutient le commandant. Personne n'est victime des « fièvres d'accès ». Soixante matelots ou soldats sont sur les cadres, mais aucun dangereusement malade : « Beaucoup le sont d'affection d'esprit, plus que physiquement. Nous avons en outre huit officiers ou employés civils affectés de fièvre, mais non dangereusement malades. Rien n'est désespérant ni désespéré. Je resterai h mon poste, quoi qu'il puisse arriver. Je ne conçois rien aux alarmes qu'on se plaît h répandre. Comment la mort de quatre de nos hommes terrorise-t-elle tout le monde? Je m'y perds. »
1. M. Arnoux dut retarder indéfiniment son voyag-o ù Emirnc, pour assister le commandant Roux. Il demeura à Sainte-Marie jusqu'au mois d'avril.
"H Mt louclutit de Toir le coBunaj «ua ll« S4iatc-Mari« cootiv les accusations doi il sait bien qu'on ra U -poursaÏTre. Il pressecrs même un ordre d'éracuation et, par aDticipatioE~a le combat.
« Je serais bien faible et bien pasillaoime poi.:x m'effrayer de l'état dans lequel nous sommes, éts» auquel je m'attendais.... Quand je consulte M. Cs» riiyon, que M. Miliiis avait chargé, de concert av^< M. Albrand, de voir et de se procurer tous les rct»- Bi'igncments possibles sur le degré de salubrité on d'insalubrité de Sainte-Marie, il me répond qii'i' élail loin de pouvoir dire que Sainte-Marie fût aO endroit salubre, mais qu'il pensait et était même convaincu que jamais les Européens n'y feraient des mnladies aussi dangereuses que sur tous les autres points do la côte de Madagascar; qu'il en apporta'! pour preuve ce qui lui était arrivé de particulier ainsi qu'il M. Albrund; quand je vois cet officier penser iiiiini sur Sainte-Marie, où il réside depuis bientôt jnt'fl do dix-huit mois; quand je vois les jolies pliiuliitîous que ces messieurs ont faites sur leore lialiitations, j'aurais bien de la peine a convenir, tnidgriJ des pi^rtes, même considérables pour une prcmiiTO année, que l'île de Sainte-Marie fût trop peii favorable !i l'acclimatement. Son Excellence le Minislro de la marine recommande, je l'espère, iiHDPJ! expressément l'occupation sous les rapports muritimcs et militaires de Sainte-Marie et de Tia-,