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(lui, lo mol protectorut n été souvent prononcé Jiii'iiiit lu lUiieuiiiiion qui n en lieu nu Parlement, (il l'on u vu di'it hiininii'H potitiqueB, depuis long-
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idveraairos de l'exi
pan-
sion française à Madagascar, préconiser avec ardeur la démonstration armée que l'opinion publique réclamait depuis longtemps.
Etait-ce Teffet d'une conversion subite, ou bien gardaient-ils, en prenant comme la direction du mouvement, l'arrière-pensée de faire maintenir l'état des choses résultant du lamentable traité de 1885?
On a prononcé, sur tous les bancs de la Chambre et du Sénat, le mot protectorat, mais le gouvernement a ajouté, et les Chambres ont entendu voter : « Avec toutes ses conséquences ».
Or le protectorat « avec toutes ses conséquences » qu'est-ce autre chose que l'annexion de Madagascar à la France, comme le Tonkin et la Tunisie? Faire une expédition en vue de replâtrer le traité de 1885, ce serait trahison.
Il ne faut pas penser à transformer l'administration de Madagascar en autant de petits gouvernements qu'il y a de tribus ou de provinces, pour donner des places aux candidats bien « pistonnés ».
On ne saurait non plus vouloir installer a la Grande-Terre les rouages compliqués et trop perfectionnés de notre machine gouvernementale, ainsi que les multiples services que le premier Empire nous a légués et que la troisième République n'a pas encore eu le loisir de simplifier.
Encore moins devra-t-on songer à dépouiller les indigènes soumis à la France des territoires qu'ils
pnssi!(Ient, pour en l'aire l'objet de iHix grosses compagnies fioancit^rcs ou à des niessicurB bien rentes, désireux de se tailler des pachaliks dans les pays lointains 0(1 la France, au prix du sang de ses enfants, a planté son drapeau.
D'tmtre piirt il n'échappera à personne que l'organisation administrative actuelle ne peut pas être maintenue. Il est ridicule et surtout nuisible aux intérêts français que, dans le même pays, une partie du continent (Diégo-Suarez) et toutes les îles environnantes [Mayolte, les Comores, Noasi-Bé, Sainte- Marie), dépendent du ministère des colonies, tandis que le reste du continent ressortit à celui des affaires étrangî'res. Il y a là une source de conflits et déjà l'on en a constaté trop souvent, et de trop graves, pour que le gouvernement et les Chambres ne soient pas peu soucieux d'en voir naître d'autres.
La mission de la France à Madagascar doit être
civilisation : affranchir les tribus
oppri-
mées par les Hovas, les soumettre, ainsi que les Hovas, à notre juridiction, les amener progressivement il s'assimiler nos coutumes, leur imposer l'état ^il et les institutions primordiales établies aujourd'hui chez tous les peuples; leur enseigner le parti qu'on peut tirer du sol et des ressources naturelles du pays ; surtout ni les écraser d'impôts, eux et les colons qui sont lixés ou se fixeront là-bas, i trop gouverner,
Son premier acte doit être l'abolition de la corvée et Témancipation des esclaves.
Enfin il importe que nos gouvernants comprennent qu'un vice existe dans notre système de colonisation.
Nous avons trop de fonctionnaires et pas assez de colons.
Et ceux-ci sont victimes du régime dictatorial qui a cours dans nos possessions d'outre-mer, où le caprice et le bon plaisir administratifs tiennent trop souvent lieu de la loi.
Une triste constatation se fait chaque année. Pour quelques centaines de Français qui vont chercher fortune dans les colonies françaises, combien de milliers d'autres, et des meilleurs, et des plus robustes, et des mieux doués, préfèrent s'en aller au Brésil ou dans la République Argentine!
Dans ce dernier état on compte aujourd'hui 120000 des nôtres — et je ne parle pas de leurs enfants, nés sur ce sol étranger et ayant perdu la nationalité de leurs parents!
Cette statistique désolante est le plus éloquent réquisitoire que l'on puisse faire contre notre système de colonisation.