L. BOUDEVILLAIN, Curé
(Diocèse oe. blois)
VENÎTE!
Evêques, accourez dans la sainte Cité,
Pierre, en son successeur, lui-même vous réclame;
Sur vos fronts descendra l'esprit de vérité
Et ses rayonnements embraseront votre âme.
Pasteurs du Christ unis à leur Premier Pasteur, Vous nous présenterez les décrets du Concile, Et nous les recevrons de vous avec bonheur, Pour des Pères enfants gardant un cœur docile.
Vous aurez sous les yeux, de toutes les vertus L'exemplaire vivant, le sublime modèle, Et la Vierge du Ciel, la Mère de Jésus, îra vous protégeant, à l'ombre de son aile.
Jean G AL VET,
(diocèse de CABCftSaOWMIî)
LE CONCILE
Le Concile! A ce mot, dans son Dieu recueilli^ Sur ses bases soudain le monde a tressailli, Et les fougueux tenants de la libre-pensée Ont fait mugir au loin leur fureur insensée. Ne s'assuraient-ils pas le triomphe prochain De leur omnipotence aux entrailles d'airain? Ne proclamaient-ils pas les doctrines impies De leurs désir s^abjects et de leurs utopies? N'avaient-ils pas, au nom d'une infernale loi, Affranchi le Chrétien des règles de sa foi ; Pronostiqué la fm de l'Église romaine ; Au singe rattaché notre nature humaine ; Assuré que la mort, gouffre toujours béant, Au-delà du tombeau n'offre que le néant ; Qu'il ne se trouve en nous que l'aveugle matière; Que Dieu n'existe pas, et qu'il n'est de lumière Que dans les songes creux de cette liberté Prenant nos appétits pour sa divinité?
Et toute cause sainte étant ainsi sapée Par les audacieux de la libre-pensée.
Le Pape a dû des bons justifier l'espoir. Au nom de Jésus-Christ, dont il tient son pouvoir»
îi a, pieux gardien des lois de l'Évangile, De Rome, au Vatican, convoqué le Concile. A la céleste voix de ce haut tribunal, Tomberont de nos jours les idoles du mal. C'est l'Eglise de Dieu sous son Chef assemblés. Là, l'ivraie au bon grain ne sera point mêlée ; Les.Pères vengeront nos mystères chrétiens, Dogmes toujours nouveaux, dogmes toujours anciens. Le Démon est vaincu dans ses hideuses trames ; La céleste vertu refleurit dans les âmes. Le culte du Seigneur se relève en tous Heux ; Ce sont les temps prédits pour le régne de Dieu.
Tombez, disparaissez, systèmes des faux sages; Symbole apostolique, honneur de tous les âges, Je vois à vos clartés se dissiper l'erreur. Commencez, temps bénis, brillez, jours de bonheur; Redescendez, Esprit de force et de lumière. Venez renouveler la face de la terre, Et réconcilier la terre avec le Ciel.
De nos présents alors nous couvrirons l'autel, Et notre âme, aux décrets du Rédempteur soumise, Chantera dans la paix les gloires de l'Eglise.
J. GACHARD, Curé.
(diocèse D'AiRE)