HYMNE
Les échos de la terre et les plaines de ronde S'émeuvent à la voix du souverain Pasteur. Le Pontife a parlé, des limites du monde, Nos Evêques vers lui volent avec ardeur.
Célestes légions, sur la Ville Eternelle Venez, venez dresser les tentes du Seigneur. Les voici les Vieillards à qui Dieu se révèle, De qui le Paraclet illumine le cœur.
Esprit, descends du Ciel, comme sur le Cénacle; Viens en langues de feu porter le don divin, Et parmi nos prélats, ò consolant spectacle ! Revivront Pierre, Paul, Chrysostome, Augustin.
« Frères, nous diront-ils, Jésus donne l'eau vive; » Près du puits de Jacob accourons à sa voix. » Que son regard si doux à l'envi nous captive ; )) Et nous serons ainsi disciples delà Croix. »
Âux Assises du Ciel que nul ne se dérobe ; Sous le joug du Seigneur allons tous nous ranger^ Pour qu'au jour du festin l'éclat de notre robe Contre son jugement puisse nous protéger.
Sainte Mère de Dieu, ma faible voix te prie; Pour les cœurs ulcérés sois le rayon de miel ; Etoile de la mer, éclaire notre vie, Et pour tous tes enfants sois la porte du Ciel.
Pleure, pauvre Racbel, ta douleur est amère(') ; Qui te consolera, tes enfants ne sont plus? Plus heureuse que toi, l'Eglise, notre Mère, Dans ses fils égarés retrouve des élus.
Quel univers nouveau s'élève du Concile !
Le Lion de Juda triomphe de l'Erreur;
Les peuples sont soumis au joug de l'Evangile;
Il n'est plus qu'un troupeau sous un même Pasteur.
Flavie CABROL.
(diocèse de carcassonne)
(!) Allusion à des amertiunes personne 'les.