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LE 8 DÉCEMBRE Î

Montez, montez au Ciel, accents de la prière ; Extase de la lyre, allez vers le Seigneur, Poètes, en ce jour, à l'Eglise, au Saint-Père, Chantons la foi de notre cœur.

Avec nos saints martyrs couronnés dans la gloire. Avec les confesseurs, avec les bienheureux, De notre saint Pontife honorons la mémoire, Louons le Concile avec eux.

Céleste Trinité, profondeur infinie, Père, Fils, Esprit-Saint, assemblage éternel^ Par vous de nos Pasteurs l'union est bénie, Voici le jour d'Emmanuel !

Interprètes sacrés de la bonne nouvelle. Condamnez, fulminez les doctrines de mort ; Vous avez les discours de la vie éternelle, Et la vérité du Dieu fort.

Vous possédez les dons de force, de prudence, Yous êtes parmi nous les Anges de la paix, Faites à nos regards éclater la puissance Du Dieu qui demeure à jamais.

Montez, montez au Ciel;, accents de la prière, Extase de la lyre, allez vers le Seigneur, Poètes, en ce jour, à l'Eglise, au Saint-Père, Chantons la foi de notre cœur.

Pauline HENRY, née LEMAITRE.

(diocèse D'ARRAS)

A PÍE IX

Depuis de bien longs jours, sur la terre attristée^ Se déchaîne en grondant l'ouragan furieux ; L'impiété rugit, le sceptique et Tathée Nous veulent arracher la foi de nos aïeux.

Les oracles sacrés de la Vérité même, Qui tombèrent un jour des lèvres du Sauveur, Sont voués au dédain, à la haine, au blasphème ; Chrétiens, voilons nos fronts, pleurons notre malheur !

Mais soudain retentit le cri de l'espérance ; L'Eglise de Jésus jamais ne doit périr I Le Vicaire du Christ, armé de sa puissance. Fait entendre sa voix ; hâtez- vous d'accourir,

Pontifes, qui veillez à la garde fidèle Des dogmes révélés, dépôt mystérieux ; Allez former au sein de la Ville Eternelle, Au Pasteur des Pasteurs, un sénat glorieux !

Que devant les décrets de l'auguste assemblée, Que préside et conduit l'Esprit inspirateur. Le doute convaincu, l'erreur humiliée, Arborent de la foi le pavillon vainqueur !

Que toute nation, en adorant, s'écrie

Avec un saint transport : Anathème à l'erreur î

Pierre nous a parlé par la bouche de Pie ;

Nous croyons, nous aimons ! A Dieu louange, honneur ?

Subhme tribunal, immortelles Assises, Qui couronnez un régne à jamais glorieux Dans l'histoire des temps, les croyances soumises \ inscriront vos arrêts, divins échos des Gieux.

Et toi, Pontife aimé, dont l'âme évangéhque Est l'image du Christ, qui dira ta grandeur ? Quel poëte a chanté ta douceur angélique ? Quelle harpe a loué les transports de ton cœur?

Seigneur, Dieu de bonté, daigne dans ta clémence, Sur ton Pontife-Roi répandre avec amour Les célestes trésors de ta munificence ; Que de ses ennemis il triomphe en ce jour î

Étends, ô trois fois Saint, ta main étincelante Et des flots ameutés apaise la fureur ; Fais que le fils ingrat, la brebis chancelante, Soient, humblement soumis, rendus au bon Pasteur.

■Sr G. DE M.,

Religieuse Ursuliiie du diocèse de Saint-Brieuc.

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