‹ La France a RomeChapitre 145 sur 177 · SOUVERAIN PONTIFE HEUREUSEMENT RÉGNANT · texte numérisé non relu

SOUVERAIN PONTIFE HEUREUSEMENT RÉGNANT

Home se dissolvait dans son ignominie ;

La Chaire de saint Pierre y rappela la vie ;

Sève qui ranima les peuples abattus,

Et les fortifia pour les grandes vertus.

Elle a fait de nouveau germer sur cette terre^

Le triomphe des arts et l'héroïsme austère ;

Ce céleste foyer qui nepâht jamais

De siècle en siècle va prodiguant ses bienfaits.

Du peuple d'Israël le Conducteur sublime

Du Sinaï tonnant osant gravir la cime,

Parla face à face avec Dieu, Et lorsqu'il descendit, éblouissante étoile. Son front ne pouvait pas être fixé sans voile.

Il était rayonnant de feu.

De même au Vatican, la chaire apostolique, Sina perpétuel du règne évangélique,

Dicte ses lois à l'univers.

Le Pontife-Monarque est cet autre Moïse, Qui de cette hauteur se présente à l'Eglise^

Parmi la foudre et les éclairs.

A l'heure d'à présent tu dispenses, ô Pie, A l'univers chrétien les promesses de vie ;

Et sur lui levant les deux mains , Tu conjures le Ciel et tu bénis le monde ; Tu fais, tandis qu'au loin s'étend la nuit profonde,

Resplendir des feux surhumains.

Jamais plus brillante auréole Ne ceignit le front d'un mortel; Jamais plus puissante parole Ne retentit près de l'autel.

Jamais Prêtre-Roi magnanime Ne retint au bord de l'abîme Un âge plus ivre d'erreur.

Jamais plus de sainte clémence Ne se trouva dans la puissance Qu'aux .papes donne le Seigneur.

Pontife, gloire à toi, car ta mesure est pleine ! Assez longtemps ton front fut couvert de sueurs» Mais non, je vois encore une nouvelle arène, Où vont s'exercer tes labeurs.

0 Christ, en vain Satan, de perfides amorces

A coloré son noir venin ; Nous l'avons repoussé, confiants dans les forces

De ton épanchement divin.

— 480 — • Soutiens-nous, que notre âme unisse Ses transports aux transports des saints ; Que ta volonté s'accomplisse ; Nos cœurs adorent tes desseins ; Et nous chanterons le cantique De ce triomphe magnifique Qu'espèrent tes enfants soumis.

Seigneur, la terre est dans l'attente, Yerse-lui, de ta main puissante, Les secours à^la Croix promis.

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