‹ La France a RomeChapitre 152 sur 177 · EXILÉ A GAETE · texte numérisé non relu

EXILÉ A GAETE

Sur sa jeune tige élancée, La fleur qui, mollement bercée, Imprudente, se livre au caprice des vents, Sans les soins et l'appui d'une main protectrice, Pourra-t-elle sauver son frais et blanc calice Contre la fureur des autans ?

Ainsi, dans le sein des tempêtes, Au milieu des dangers qui pèsent sur nos têtes, Celui que Dieu créa pour aimer et souffrir,

De nos maux unique espérance,

Sans une céleste assistance, Saura- t-il conjurer les maux de l'avenir ?...

Mais semblable à l'astre que voile

Un instant le ciel nébuleux.

Nous te verrons encor, comme la douce étoile A qui nous confions notre espoir et nos vœux,

Reprendre après Torage un éclat radieux : Lumière si pure et si sainte, Que Dieu fit pour orner les cieux, Non, tu ne fus jamais éteinte Et brilles toujours à nos yeux.

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