‹ La France a RomeChapitre 153 sur 177 · L'ANGE TUTÉLAIRE · texte numérisé non relu

L'ANGE TUTÉLAIRE

L'homme, dans sa frêle existence, Reçoit du Ciel, dès sa naissance, Pom^ présider à ses destins, Un ange, soutien tutélaire, Qui, du séjour de la lumière, Yeille sur ses pas incertains.

Mais par une ineffable grâce, Cet ange, franchissant l'espace Pour mieux nous secourir encor, Dans le saint amour qui l'enflamme, Souvent, sous les traits d'une femme.

Veille sur un si cher trésor.

Au génie il ceint la couronne Qui sur un noble front rayonne.

Brillant d'un éclat immortel :

Animés d'une foi brûlante, Buonarotti, Pétrarque, Dante Ont connu cet ange du Giel.

Il est pour nous l'astre propice Qui sur les bords du précipice Nous éclaire sur noire sort ; Il est, dans le fort de l'orage, L'esquif échappé du naufrage Qui nous ramène dans le port.

Il est la Madone divine Aux pieds de laquelle on s'incline Dans ces instants mystérieux Où, par une douce prière, Nous voyons l'ange de la terre S'envoler vers l'ange des Gieux.

Sans cesse invoquons l'assistance De cette céleste influence Pour conduire et guider nos pas ; Car tous, dans la nature entière, Avons notre ange tutélaire, Et le méchant seul n'en a pas!

0 vous, le père des fidèles, Que Dieu, des sphères éternelles Eclaire d'un trait lumineux, Espoir, espoir dans la victoire !

Car Marie, au sein de sa gloire.

Protège vos jours précieux.

Page 1