‹ La France a RomeChapitre 177 sur 177 · AU SS. PÈRE LE PAPE · texte numérisé non relu

AU SS. PÈRE LE PAPE

Là-bas, du côté de Rome, voyez cette clarté. C'est de là que nous éclaire la lumière de la vérité. Regardons aujourd'hui, regardons Rome ; regardons la sainte Eglisemère, cette Eglise de Rome : oui, nous qui sommes les enfants de cette tendre mère, ne nous lassons pas de la contempler.

Voilà notre Saint-Père : il tient là la place de J.-C, c'est le Pontife souverain, le Pasteur des pasteurs, le successeur, l'héritier légitime de Pierre. Lui, ne saurait errer dans la Foi. Oui, le voilà qui de Rome répand sa lumière sur le monde entier.

C'est au bienheureux Pierre, que le Seigneur donna à garder les clefs de la Foi. C'est vers lui que sont accourus encore aujourd'hui de tous les points de l'univers les pasteurs des Fidèles. Chacun d'eux est un brillant rayon de cette belle lumière.

Un jour, Jésus dit à Pierre : « Je m'en vais faire de toi le fondement de mon Eglise ; c'est pourquoi je veux que tu sois de pierre... contre toi l'ennemi ne saura jamais prévaloir. Les coups qu'il te portera ne pourront que le blesser lui-même.

C^est toi que je charge du soin de mon troupeau et de paître sûrement soit les agneaux^ soit les brebis. C'est à toi de confirmer tes Frères. A toi la puissance d'ouvrir ou de fermer les portes du ciel. A toi le pouvoir plcnier de mes clefs.

L'ouragan des bouleversements de ce monde^ que n'a-til pas détruit jusqu'ici ? Seul le roc de Pierre n'en a guère été ébranlé. L'arbre de l'Eglise est toujours resté là debout. A chaque secousse, ses racines n'ont fait que s'étendre et se développer.

Gert(îs, les puissances du siècle ne doutaient pas qu'il leur serait aisé de jeter à terre l'Eglise de J.-G. Elles sont tombées elles-mêmes, et n'ont pu jamais se relever. Tout le reste disparaissant, TEglise demeure. C'est ainsi qu'elle a déjà vu passer dix-huit siècles.

Rome, ô Rome !... ville à jamais renommée ! (jadis le monde entier^ dit-on, lui appartenait.) C'est là qu'est planté le rocher de Pierre, et c'est sur ce roc inébranlable que se trouve bâtie la sainte Eglise dont l'étendue embrasse l'univers.

Qui nous dira l'entrée à Rome de l'apôtre Pierre. — Vite l'Empereur s'est aperçu qu'il est là. — Voilà deux maîtres en face l'un de l'autre et se regardant tous les djux. L'un : quelle mansuétude !.. L'autre : quel monstre ! ô Rome Uequel des deux préfères-tu ?... Choisis.

Après s'être d'abord gorgé de sang chrétien ; ce sang sacré ayant pénétré dans ses veines, Rome enfin se leva chrétienne. Les empereurs eux-mêmes se hâtèrent de descendre de leur trône et d'y laisser assis le père des chrétiens.

Pape et Roi... Ces deux pouvoirs réunis sont sacrés dans ses mains. Il n'est pas de père plus tendre, plus aimé, et parmi les princes il n'en est pas d'aussi juste... Les ennemis de la vérité l'ont tous en aversion.

0 Monde, que veux-tu de Rome ? Que la vérité y fasse la paix avec Terreur. Voilà donc où tu en es, ô Monde : ne vouloir admettre de vérités qu'en les faisant transiger avec le mensonge ! Mais le Pape est là qui te la garde cette vérité, mais qui te la garde entière.

Que vous êtes grand ! beau, sublime ! C'est vous qu'aujourd'hui nous aimons à contempler dans le ravissement de notre joie ! 0 Père saint, Père bien-aimé ! voici des enfants qui ont aussi du cœur et de l'amour... Oui, nous aussi Cantabres, nous sommes à vous ; et l'on n'est des nôtres que quand on est à vous.

Imp. Jules Lançon, à Lons-le-S.

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