‹ La France a RomeChapitre 18 sur 177 · CANTIQUE POUR LE JUBILÉ · texte numérisé non relu

CANTIQUE POUR LE JUBILÉ

Air du Cantique populaire en l'honneur de sainte Germaine

Fille du Ciel, Église notre Mère, Pour qui ces fleurs, ce concours solennel ? Quel est le nom que redit la prière Parmi l'encens et les feux de l'autel ?

0 Très-Saint-Père, Heureuse, en toi L'Église espère ; Confirme notre foi !

Accourons tous en ce doux sanctuaire, Et, par nos chants, fêtons un si beau jour ; D'un glorieux et saint anniversaire Rome avec nous célèbre le retour.

0 Très-Saint-Père, etc.

0 saint Pontife, à cette heure bénie Où tu gravis les marches de l'autel, En saints transports ta belle âme ravie Se réjouit, exalte FÉternel.

0 Très-Saint-Père, etc.

Pour ses enfants le cœur plein de tendresse. Il veut que tous fêtent ses Noces d'or. Il a parlé : pour nous, avec largesse, Des biens divins il ouvre le trésor.

0 Très-Saint-Père, etc.

Du bon Pasteur prolongez les années, Dieu tout-puissant, bénissez-en le cours. Pour accomplir ses nobles destinées De votre bras il attend le secours.

0 Très-Saint-Père, etc.

GHAMSON,

Curé de Noiron-les-Citeaux

(DIOCàSE DE DUQN);

TU ES PETRUS

L'entendez-vous ce mot, vaillants, dont la folie Au Vicaire du Christ fait une guerre impie ?

Cette parole est du Sauveur.

Satan le foudroyé vous inspire ses haines ; Mais contre le Seigneur vos manœuvres sont vaines ;:

Il se rit de votre fureur.

Contre la papauté cependant que de ligues ! Que de pièges secrets ! Que de sourdes intrigues l

Insensés, le Dieu des combats, Le maître qui domine et le temps et les âges, Pour briser vos complots et détruire vos rages,

A pour ministre le trépas.

L'Abîme veut régner sur la ville éternelle, A la lutte succède une lutte nouvelle.

Frappez, multipliez les coups; Sus, Titans, épuisez vos audaces viriles. Mais pour vous disperser dans vos efforts stériles.

Dieu se lève, et souffle sur vous.

« Rome ou la mort ! » tel est l'éclatant cri de guerre ; « De la grande cité qui commande à la terre,

« Expulsons le Pontife-Roi. »

La mort ! elle sera votre horrible partage, Et vous n'obtiendrez pas Rome pour héritage ;

Le Christ l'a dit : « Elle est à moi I »

€onstantin n'osa pas y maintenir son trône. L'orgueil qui tentera d'en briser la couronne,

Le bras d'en haut le brisera.

Pour ses représentants, Jéhovah l'a choisie. Arrière les tyrans, arrière l'hérésie !

Pierre seul y dominera.

0 père bien-aimé que l'univers admire,

C'est en vain que Terreur dans ses antres conspire

Contre ta sainte autorité ; Elle doit des chrétiens recevoir les hommages, Jusqu'au jour qui sera la limite des âges.

Et jusques à l'éternité.

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