CANTIQUE POUR LE JUBILÉ
Air du Cantique populaire en l'honneur de sainte Germaine
Fille du Ciel, Église notre Mère, Pour qui ces fleurs, ce concours solennel ? Quel est le nom que redit la prière Parmi l'encens et les feux de l'autel ?
0 Très-Saint-Père, Heureuse, en toi L'Église espère ; Confirme notre foi !
Accourons tous en ce doux sanctuaire, Et, par nos chants, fêtons un si beau jour ; D'un glorieux et saint anniversaire Rome avec nous célèbre le retour.
0 Très-Saint-Père, etc.
0 saint Pontife, à cette heure bénie Où tu gravis les marches de l'autel, En saints transports ta belle âme ravie Se réjouit, exalte FÉternel.
0 Très-Saint-Père, etc.
Pour ses enfants le cœur plein de tendresse. Il veut que tous fêtent ses Noces d'or. Il a parlé : pour nous, avec largesse, Des biens divins il ouvre le trésor.
0 Très-Saint-Père, etc.
Du bon Pasteur prolongez les années, Dieu tout-puissant, bénissez-en le cours. Pour accomplir ses nobles destinées De votre bras il attend le secours.
0 Très-Saint-Père, etc.
GHAMSON,
Curé de Noiron-les-Citeaux
(DIOCàSE DE DUQN);
TU ES PETRUS
L'entendez-vous ce mot, vaillants, dont la folie Au Vicaire du Christ fait une guerre impie ?
Cette parole est du Sauveur.
Satan le foudroyé vous inspire ses haines ; Mais contre le Seigneur vos manœuvres sont vaines ;:
Il se rit de votre fureur.
Contre la papauté cependant que de ligues ! Que de pièges secrets ! Que de sourdes intrigues l
Insensés, le Dieu des combats, Le maître qui domine et le temps et les âges, Pour briser vos complots et détruire vos rages,
A pour ministre le trépas.
L'Abîme veut régner sur la ville éternelle, A la lutte succède une lutte nouvelle.
Frappez, multipliez les coups; Sus, Titans, épuisez vos audaces viriles. Mais pour vous disperser dans vos efforts stériles.
Dieu se lève, et souffle sur vous.
« Rome ou la mort ! » tel est l'éclatant cri de guerre ; « De la grande cité qui commande à la terre,
« Expulsons le Pontife-Roi. »
La mort ! elle sera votre horrible partage, Et vous n'obtiendrez pas Rome pour héritage ;
Le Christ l'a dit : « Elle est à moi I »
€onstantin n'osa pas y maintenir son trône. L'orgueil qui tentera d'en briser la couronne,
Le bras d'en haut le brisera.
Pour ses représentants, Jéhovah l'a choisie. Arrière les tyrans, arrière l'hérésie !
Pierre seul y dominera.
0 père bien-aimé que l'univers admire,
C'est en vain que Terreur dans ses antres conspire
Contre ta sainte autorité ; Elle doit des chrétiens recevoir les hommages, Jusqu'au jour qui sera la limite des âges.
Et jusques à l'éternité.