‹ La France a RomeChapitre 35 sur 177 · L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE

Oh ! je ne saurais plus affronter le trépas ; Non, le présent tient trop ma pensée asservie ! Désormais trois amours ne me quitteront pas; Ils sont mon seul bonheur et bornent mon envie !

C'est vous qui me charmez par de chastes appas, Compagne, chers enfants, dont mon âme est ravie; C'est toi, France, qui sais enchaîner tous mes pas, Car ton ancienne gloire à l'espoir me convie !

Suis-je donc insensé ! Quel lien plus puissant Que l'Epouse du Christ? Et qu'est la voix du sang ? Celle de Dieu l'emporte en cette vie amère.

Oui, quand soudain j'aspire à l'éternel séjour, Mon beau pays s'efface, et je sens qu'en ce jour La France est ma nourrice, et l'Eghse ma mère !

Louis DE YEYRIÈRES.

Beaulieu {Corrèze).

(diocèse de tulle)

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