A CELUI QUI CONDUIT LA EARQUE DE SAINT PIERRS
Oh ! oui, le monde est une mer, Je l'ai su par plus d'un naufrage ; Mais, au temps même de l'orage, J'espérais sur le gouffre amer !
Un astre à mes yeux s'est offert I J'étais conduit comme un roi mage ; Ce n'est point une simple image, J'ai bien ramé, j'ai bien souffert !
Et si je n'ai plus qu'une planche.
Si l'onde encor d'écume est blanche, Je vogue en paix et sans remord !
C'est une épreuve salutaire ;
Et ce n'est qu'en voyant la mort
Que je m'écrierai : « Terre ! terre ! )>
Louis DE VEYRIÈRES.
(DIOCfeSE DE TULUE),