A L'HOMME MODÉRÉ
^TRADUCTION
L'avide trañcant se décide sans peine A passer mille mers pour gagner de l'argent ; Quand de l'or du Brésil il a sa bourse pleine, Qui le croit satisfait se trompe grandement.
Victor-Emmanuel donnerait bonne étrenne A qui Rome mettrait sous sa plus longue dent ; Il mangerait, dit-on, frotté d'une couenne, Le Palais-Yatican qu'il convoite ardemment !
De Rome s'il pouvait jamais cueillir la prune, Croyez-vous, que content, Victor-Emmanuel De n'annexer plus rien conçût le plan réel ?
Non ! il voudrait plus tard le soleil ou la lune !
Il n'est pas d'homme heureux sous le manteau du ciel,
S'il ne sait modérer son désir de fortune !
sou NET
A L'IMMACULADO BIERJO MARIO
PROUTETTRIGO. DE SA SANTÉTAT PI-IX
Qué bostro purétat sio pertout ÎDénézido, Bierjo qué Dious le Péro aymo tant tendromén, Qué per eslré dal cèl le pu bèl ornomèn, De touto éternitat sa ma bous a caouzido !
Bostro âmo de sous dits sourtiguèt tant poulido, Bostro grâço y caouzèt un tal rabissomén, Qué le Berbo-Fayt-Gar à soun abénomén, Dins bostré caste sé dégnèt préné la bido ;
Reyno qué triounfatx dins l'éternel séjour, Bous ouffrissi moun cos, moun âmo^ moun amour, Prénetx-mé tout éntiè, sancto Bierj o- Mario !
Mais dégnatx m'accourda léou la counsoulatiou, Debézé anûn Pi-IX traspassat d'afflictiou, Das ouragans d'anfér mestrêja la Furio ! . . .
SONNET