AU GLORIEUX PIE IX
Quarè fremuerunt gentes ?
Ps. XI.
Le Seigneur, ô Pontife, imposa ta puissance, Qui console et bénit, à l'univers entier. La croyance soumise à ton obéissance Suivra toujours le droit sentier.
Oint de Dieu, Prêtre-Roi, lorsque ta voix ordonne, Je vois l'humble de cœur s'incliner sous ta loi, Mais la libre pensée a levé sur ton trône Un regard qui répand l'effroi.
Où sont-ils cependant tous ces hérésiarques Qui voulaient renverser le Pontife romain? Un violent trépas a frappé les monarques Qui sur lui portèrent la main.
« Sur Rome, disaient-ils, s'assiéra le silence, ^ Et nous le salùrons par un rire moqueur. » Sur ses autels en deuil, sur sa magnificence >» Frappera le marteau vainqueur. »
Et ces audacieux n'ont marqué dans le monde Que parleurs vains complots contre l'autorité Dont la force ici-bas reste à jamais féconde, Et dont le nom est Papauté.
Naguère un potentat transporté d'arrogance Au sein du Vatican portait un œil jaloux, Mais un éclair soudain de la Toute-Puissance Le fit trembler sur ses genoux
A Pierre nous vouons nos fortunes, nos vies ; Nous les consacrerons à défendre ses droits; Pour vaincre des méchants l'infernale furie, Nous sommes soldats de la croix !