‹ La France a RomeChapitre 55 sur 177 · A NOTRE SAINT-PÈRE LE PAPE · texte numérisé non relu

A NOTRE SAINT-PÈRE LE PAPE

A l'occasion du concile

Je crois et f espère.

Très-Saint-Pére, je viens de mon humble parole^ Répéter snr la lyre, à vos pieds, le symbole

Des vieux jours et de l'avenir; Vous voir et vous parler si je ne puis prétendre, Vous pouvez toutefois du Vatican m'entendre.

Et de votre main me bénir.

0 temple de Géphas, ouvre ta vaste enceinte ; Des Vieillards, nos Pasteurs, voici la troupe sainte.

0 vengeurs de la vérité, Je vois à votre aspect les grandes basiliques D'allégresse bondir sur leurs bases antiques,

Dans l'apostolique cité.

Évéques accourus de l'un à l'autre pôle, Vous êtes assemblés sous la vaste coupole

Qui de Pierre couvre l'autel.

Quel est donc ce pouvoir qui, des confins du monde. Dans le rayonnement d'une unité féconde,

Vous rassemble au premier appel !

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Culte de nos aïeux, ô divine croyance, Qui me séparera de ta douce influence,

Du bonheur que je trouve en loi!

Quel cœur pur ne s'échauffe et ne vit de ta flamme ! Religion du Christ, seule nourris mon âme

Du pain céleste de la foi !

Docteurs, Vierges, Martyrs, honneur des catacombes. Secouant un instant la poudre de vos tombes,

Apparaissez et dites-nous :

Si le Ciel n'est qu'un nom, notre esprit qu'un atome, Si l'homme en louaut Dieu n'adore qu'un fantôme

Qui se raille à plaisir de nous ?

Mère de mon Sauveur, Marie, ô ma patronne. L'abîme pourrait-il atteindre la couronne

Qui resplendit à votre front !

Le Pape pourrait-il de la Ville-Eternelle Etre proscrit? non, non, votre auguste tutelle

Nous épargnera cet affront.

Et nous, ñls de l'Égiise en butte à la tourmente. En face du danger, que notre ardeur augmente ;

Et tous dans la prière unis, Ayons pour notre Mère une crainte docile. Accueillons humblement les décrets du Concile.

Et nous verrons des jours bénis.

Attendons, recueillis dans un pieux silence, Ce que nous donnera la sainte Providence ;

Nul ne se soustrait à sa loi ; Elle change à son gré le deuil en chant de fête; Elle peut d'un regard dissiper la tempête

Qui mugit sur le Prêtre-Roi.

S'il nous faut le prouver cependant notre zèle. Chrétiens, si le devoir au combat nous appelle,

Chacun de nous sera soldat.

Si de nouveaux Nérons se rencontre la haine, Oui, nous nous souviendrons qu'un martyr dans 1'

Meurt debout et ne se rend pas.

. M"^^ Marie CAVAILLEZ.

(diocèse de carcassonne)

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