GRANDEUR DE PIE IX
Quel est-il ce mortel que contemple la terre ? Les puissants potentats tombent à ses genoux. Il n'a pourtant ni chars, ni bataillons de guerre, Et sa main pour bénir toujours plane sur nous.
Assis sur le rocher oii repose l'EgUse, La Trinité divine a couronné son front; Contre les conjurés il n'a que sa devise Mais le Christ frappera ceux qui le toucheront.
En vain le paganisme exhume ses idoles, En vain de T hérésie on répand le venin. Elles ne peuvent pas nous mentir les paroles Que Jésus écrivit dans le Livre divin.
Le Seigneur l'a placé sur le roc immobile Que toujours vainement la tourmente abattu. Chrétiens, il est la main qui porte l'Évangile, Et le Christ dans son âme a soufflé sa vertu.
[l) Non possuimis.
Voyez-le, le Vieillard au triple diadème, Outragé, menacé, dépouillé de ses biens : Mais quelque noir chagrin qui gémisse en lui-même. Il sait que le Très-Haut protégera les siens.
Si, comme le Sauveur, il gravit le, Calvaire,
Sa bonté, comme lui, pardonne à ses bourreaux;
Et si du Rédempteur il revêl le suaire,
C'est pour vaincre la mort dans le sein des tombeaux .
Mais au Déshérité, des conñns de la terre Accourent des vengeurs, arrivent des présents. Une vie inconnue, au tombeau de Saint-Pierre Attire des chrétiens venus des quatre vents.
Ainsi reste debout la vertu des Apôtres, Et contre les méchants ont protesté les bons; Ainsi les cœurs des saints ont battu dans les nôtres,. N'étions-nous pas formés à leurs grandes leçons ?
0 Pontife, poursuis ton œuvre surhumaine ! Le Souverain du Ciel a veillé sur tes pas ; Il gouverne avec toi cette Église romaine Que l'Archange déchu ne renversera pas.
Seigneur, protégez-le ce Roi du Sanctuaire ; Et de ses ennemis rendez-le triomphant.
Gomme Pierre autrefois il est votre Vicaire . Et moi, prêtre, je suis voire très-humble enfant.
F. DAUJARD, prêtre.
(D^tOCÈSE DE TOULOUSE)
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