O CRUX, AVE
Un mort a tressailli dans sa couche de pierre. . . Ecoutez ! d'une tombe il sort un rire aiîreux ; L'Enfer a semblé vaincre, aussitôt de Yoltaire La joie a secoué les ossements poudreux.
Celui qui commença cette guerre sans trêve, Que même nos enfants ne verront point finir. N'aurait osé penser que son plus méchant rêve Pût se réaliser si tôt dans l'avenir.
De son temps, il fallait s'entourer de mystère, Dans l'ombre les complots se tramaient lentement ; C'est en face du Ciel, c'est en pleine lumière Qu'à l'assaut les maudits marchent résolument.
Éblouissant ses yeux au brasier qu'elle allume, L'ardente impiété cache à peine son vœu, Et le roc de l'Église est battu par l'écume Dont les bouillonnements veulent atteindre Dieu !