‹ La France a RomeChapitre 68 sur 177 · ÉVÊQUE DE COUTANCES ET D'AVRANCHES · texte numérisé non relu

ÉVÊQUE DE COUTANCES ET D'AVRANCHES

Partant pour le Concile et emportant au Saint-Père les mi de son Diocèse

Le terme approche enfin, l'Église universelle Hâte de tous ses vœux l'époque solennelle Où tant de grands docteurs, colonnes de la foi, S'assembleront en foule autour de cette chaire. De ce centre divin, dix-huit fois séculaire, Où siège le Pontife-Roi.

Notre Mère, ici-bas, sans cesse militante, Convoque ses héros pour cette heure éclatante : Bon Prélat, revêtez l'armure du Seigneur : Allez, fiers combattants, votre cause est si belle ! Allez, et ramenez la nation rebelle Entre les bras du Bon Pasteur.

Qu'elle est noble, ô mon Dieu, cette reine dumonde^ La Rome du Pêcheur, à la terre féconde, Où bouillonnent pour tous les sources du salut ! Qu'il est grand, ce Vieillard, en robe immaculée, Cet homme aux pieds duquel une telle assemblée Se réunit, dans un tel but !

Qu'il est grand, ce Vieillard, à qui Dieu, sur la terre^ A confié ses clefs, a dit : « Vous êtes Pierre, Administrez mes biens jusqu'au dernier soupir. Votre sceptre est la croix, votre empire est l'Eglisej Secouée,^et toujours solidement assise Sur les ossements d'un martyr. »

Depuis lors, autour d'elle, il veille sans relâche, Et combat jour et nuit pour la garder sans tache, Jusqu'à l'avènement de son divin Epoux.

Et tandis qu'en son nom, sur toutes les contrées, Cet homme incomparable étend ses mains sacrées^ Le genre humain tombe à genoux.

Puisse, dès ici-bas, le Maître qui l'envoie Lui donner l'avant-goùt de l'éternelle joie! Lui payer en succès tout ce qu'il a souffert. Puisse-t-il voir, avant le déclin du Concile, L'erreur, baissant le front, venir d'un bras docile^. Murer les portes de l'enfer !

0 vous, dont le courage ignore toute crainte, Volez, dès le matin, vers cette arène sainte. Tous nos cœurs vous suivront, en un seul cœur fondus. Oui, Monseigneur, volez ; l'Eglise de Goutances, Au Père des Chrétiens, doit porter les avances Des hommages qui lui sont dus.

Allez, vaillant nocher de la barque céleste. Une sainte espérance en nous se manifeste : Dieu Ta dit : Les méchants se fondront devant moi. Déjà, de tous côtés, vers les portes de Rome, D'épaisses légions marchent comme un seul homme, Pour le triomphe de la foi.

Et nous, en votre absence, unis dans la prière^ Nous sommes Israël, épiant la lumière.

Levant les yeux, pour voir le jour du Rédempteur. Nous sommes le troupeau caché dans le cénacle, Priant avec amour pour l'effet de l'oracle Qui promet un consolateur.

Marie LEGORPS, née RAVENEL.

(oiOCèSE DE COUTANCES)

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