MAGNA PARENS
Je te salue, ò vieille Rome,
Colonne de la vérité,
Où Jésus-Christ, le Dieu fait homme,
Détrôna la Gentilité.
Sur la plus lointaine frontière
Tu fais rayonner la lumière
Dont fut inondé le Thabor ;
Quand arriva la décadence,
Des beaux-arts et de la science
Tu nous conservas les trésors.
Soleil des cœurs, sel de la terre,
En toi le Pontife romain
Est le divin dépositaire
Des croyances du genre humain.
Il a fait cesser l'esclavage,
Il a de rivage en rivage
Fait refleurir la liberté, lia, contre la tyrannie, Constitué la monarchie, Et par elle l'autorité.
Sur toi de nombreuses tourmentes S*acharnait le vent qui dissout, Il t'emplit de ruines fumantes, Et pourtant tu restes debout.
Sois donc fiére, ô Ville-Éternelle, Dieu te protège sous son aile.
Et sa main abrite ton front ; Tu survivras aux derniers âges, Et de tes ennemis les rages Dans l'impuissance expireront.
Louis DE T.
(diocèse d<auch)