MARITIMES
Ces grands ateliers de constructions maritimes sont à la Ciotat
et occupent près de 3.000 ouvriers. Presque tous les superbes paquebots qui composent la flotte des Messageries sont sortis de ces ateliers.
A Marseille, cette Société a aussi quelques ateliers spécialement destinés aux réparations et occupant de 250 à 300 ouvriers.
Il est à remarquer que Ton tend tous les jours à construire des navires de plus en plus grands. Augmentation moyenne dii toqnage 50 0/0. C'efefsurtout pour les'bateaux à vapeur que le fait est à signaler.
IfiMriptloii maritiBie. — Disons un mot en passant de « rinscriptlon Mariiiçie. » Il est facile de comprendre que tous lesifiarios français étant inscrjts sur un rôle pendant un certain nombre d'années, ce service est de la plus gr^inde utilité pour la marine tant militaire que marchande. Le contrôle exercé stfr tout Impersonnel des marines dans tous les ports de France se fait ex<2lusivemefit p&rTautorité des commissaires de la marine et par circonscription.
RropovÉiam d^s navires ù, vap^ar dans dlfféreiite paya. — Si nojus cherchons quelle estla proportion de j naviros à voiles et des navires à vapeur pour chaque pays, nous 'obtenons le tableau suivant :
Part qui revient aux Pays. navii'es à voile.
Norwège 93 pour cent.
Italie 88 -
États-Unis 86 —
Portugal 84 —
Suède 83
Russie 82 —
Allemagne 69 —
ilullandc et Danemarck 69 —
Kî?pagne 56 —
Angleterre 53 —
France 46 —
Belgique 12 —
SECTION III
CHAMBRES BE COMIUERCE
Le rôle des Chambres de Commerce, en ce qui concerne toutes les questions maritimes, a été toujours d'une telle importance que nous pensons en dire quelques mots ici.
Leur origine en France remonte à la fin du xiv« siècle et au rommencement du xv*, époque où les négociants de Marseille se réunirent spontanément pour s'entendre sur leurs intérêts généraux.
La deuxième Chambre de Commerce en France fut établie à Dunkerqiie en 1700 : les autres Chambres s'établirent successivement et aujourd'hui il en existe quarante-sept.
Les Chambres anciennes, supprimées par décret de l'Assemblée nationale du 27 septembre 1791, furent rétablies par Tarrét consulaire du 3 nivôse an XI, réglementées par le décret impérial du 23 septembre 1806, et ensuite par la loi du 23 juillet 1820. Ces dispositions furent remplacées par l'ordonnance du 16 juin 1832 et enfin amendées par les décrets du 3 septembre 1855 et surtout celui d'août 1852.
Elles ont deux sortes d'attributions, savoir : 1* comme organes officiels du commerce près du gouvernement ; 2® comme mandataires du commerce pour la gestion d'intérêts collectifs.
En premier lieu, elles donnent tous avis utiles au gouvernement sur toutes les questions commerciales et celles qui s*y rattachent directement ou indirectement. En second lieu elles administrent la bourse et établissements créés àTusage du commerce.
Elles concourrent généralement aux œuvres d'utilité publique et commerciale.
Elles sont considérées comme personnes civiles.
Elles sont nommées à l'élection par les notables commerçants de la circonscription. Leurs ressources budgétaires proviennent do contributions sur les patentés de la circonscription, en vertu de lois et arrêts à cet effet, ou par certaines contributions ou droits sur les transports et manipulations des marchandises. Or, comme elles relèvent directement du Ministère du commerce, de TagricnlUire et des travaux publics, toutes leurs questions budgétaires sont soumises au contrôle de cette administration supérieure. C'est celte dépendance qui, tout en limitant leur liberté en certains cas, assure leur force. A chaque instant les chambres de commerce interviennent en faveur des administrés dont elles émîinent. Les questions maritimes les occupent au plus haut point et ce serait faire l'histoire de la marine marchande et des ports de France que de parcouri-r Thistoire des chambres de commerce et des subventions constantes qu'elles ont offertes au gouvernement pour améliorer la situation des œuvres maritimes. Le seul reproche à leur adresser c'est de sacrifier parfois ii l'intérêt de la localité; ainsi, les unes sont protectionnistes et les autres libre-échangistes, suivant la position géographique et économique de la circonscription à laquelle elles appartiennent; mais le gouvernement central, se plaçant à un point de vue tout à fait supérieur et sans ces préoccupations de second ordre, tire souvent parti de l'antagonisme théorique (lui se produit entre les Chambres de commerce de différentes régions maritimes et commerciales^ pour prendre des décisions conformes à l'intérêt général du pays.