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TÉLÉGRAPHES

La France possède un réseau télégraphique d'une longueur de 100.000 kilomètres exploité par TÉtat qui en est le propriétaire. Dans ce chifl're ne se trouvent pas comprises les lignes télégraphiques affectées au service des chemins de fer et qui ont la même longueur que ceux-ci, c'est-à-dire plus de 33.000 kilo mètres.

En 1869, il n'existait en France que 43.000 kilomètres de lignes télégraphiques affectées au service des chemins de fer. La longueur du fil télégraphique de ce réseau était de 114.000 kilomètres. Elle est aujourd'hui de 300.000 kilomètres. Les télégraphes ont donc acquis un très grand développement dans la période 1871-1887.

Le tableau suivant donne une idée complète du réseau télégraphique français à trois époques différentes :

Longueur des lignes Longueur du fil qui

Années. télégraphiques. constitue ces lignes

1869 41.500 kilom. 114.000 kilom.

A part les lignes appartenant à l'Etat et dont Texploitation est à sa charge, et de celles qui desservent les voies ferrées, il existe des lignes de peu d'importance destinées à Tusage de quelques particuliers, usines, grandes administrations, etc.

La planche XVI représente graphiquement le nomhre de télégrammes transmis, chaque année, par les bureaux du gouvernement français, depuis 1858 jusqu'en 1886 inclusivement, le produit total de ces télégrammes et le produit moyen de chacun d'eux.

La courbe supérieure donne le produit des télégrammes transmis chaque année ; la courbe moyenne donne le nombre de ces télégrammes, et la courbe inférieure indique le prix moyen, pour chaque année et pour chaque dépêche transmise.

Le tableau suivant fournit ces données numériquement :

Prix nîoxen

Produit total

Nombre de télù-

de tranHiiiiifsion

Années.

des taxes.

grammes transmis.

d'un té!^*^rnnirne

COWritlïHf. -

Prix moyen

produit total

Nombre do^télo'

de transm

Années.

des taxe.s.

gramm h transmis.

d'un télcj^ri

Le nombre total dos télégrammes transmis par les bureaux (lu gouvernement s'est clové de 4.750.000 (I809j, à 24.950.0i)0 (I8861. La progression qui s'est manii'eslée, sur ce poini, sous la troisième République, comparée à l'époque qui a précédée, se traduit par le rapport de 5, 5 à 1.

Le produit total des taxes a été de i 0.369.000 francs en 1869, et de 29..')63.000 francs en 1886, soit un rapport qui n'atteint pas tout à fait 1 à 3, ce qui intlique que la taxe actuelle est environ la moitié de celle en vigueur en 1869.

La réduction de la taxe télégraphique date du 1*' mai 1878.

1. Les chiffres concernaut Taunée 1SS6 ue sont pas dêfiuilif!*, loaii ils se rapprochent sensiblement de la vérilé.

338 TROISIÈME PARTlt:.

Il y a aujourd'hui, en France, 8.700 bureaux télégraphiques ; beaucoup d'entre eux sont des annexes des bureaux de poste.

On compte dans le réseau télégraphique français 16.000 kilomètres de lignes souterraines et 6.000 kilomètres de lignesr fluviales et maritimes, ces dernières reliant quelques parties du littoral, mais ne comprenant pas les câbles sous-marins qui relient la France à la Corse et à quelques-unes de ses colonies.

La Compagnie télégraphique do Paris à New-York est la seule société privée qui, en France, possède une grande ligne télégraphique maritime. Deux autres sociétés de lignes maritimes, celles de Brest et du Havre à New-York, ont fusionné avec la Compagnie de Paris à New-York. Les autres câbles sous-marins qui relient la France aux autres nations sont la propriété de sociétés étrangères, situation qui pourrait présenter de graves inconvénients en cas de conflit entre la France et l'Angleterre, pays qui possède un immense réseau de câbles sous-marins. Dans le but de rem;^dier à cet état de choses le gouvernement français parait disposé à accorder son appui à une Compagnie française qui mettrait la France en communication électrique avec New-York, la Martinique et la Guadeloupe, réseau qui plus tard serait étendu à l'Améri(|ue du Sud. La création de cette Compagnie est encore à l'état de projet.

Sur les 165.000 kilomètres de câbles sous-marins qui relient aujourd'hui différentes parties du monde, 111.000 kilomètres appartiennent à des compagnies anglaises qui y ont employé un capital de 700.000.000 de francs; quatre compagnies Nord-Américaines possèdent 10 lignes de câbles sous-marins dont le coût s'élève à un chiffre élevé.

11 serait à désirer, dans l'intérêt de ce pays, que des compagnies françaises, secondées dans une certaine mesure par le gouvernement, pussent créer un réseau de câbles sous-marins mettant en communication directe et régulière la métropole et ses colonies.

Le câble de New- York peut se ramifier jusqu'aux Antilles et s'étendre jusqu'à la Guyane, â déTaut d'une communication plus directe entre la France et les Antilles ; mais quelque voie qu'on adopte la France ne doit pas rester asservie à des compagnies étrangères pour ce qui concerne ses communications avec ses possessions d'Outre-Mer.

Les appareils du système Morse sont employés dans la très grande majorité des bureaux télégraphiques. Seuls, quelques bureaux importants emploient le système imprimeur.

La planche XYll donne, graphiquement, pour divers pays, le nombre de kilomètres de lignes télégraphiques qu'ils possèdiMit

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