femmes et 26.841 hommes
soit un total de 50.418, ce qui donne une proportion de
1 par 734 habitants, non comptés ceux qui reçoivent des soins dans leurs familles. Il n'a pas été fait, depuis 1876, de cens relatif à cette dernière catégorie de malades ; et, à cette époque, on évaluait à 7.931 le nombre d'aliénés et à 31.956 le nombre d'idiots et de crétins libres ou soignés à domicile. En supposant que ce chiffre soit resté le même en 1884, et en l'ajoutant à celui que fournit les asiles, nous arrivons à un total pour toute la France de 90,000 aliénés et idiots, soit une proportion de 1 par 4il habitants. Ce dernier rapport n'est qu'approximatif, car, ainsi que nous l'avons dit, nous avons pris pour une catégorie d'aliénés, d'idiots et de crétins les chiffres fournis par le cens de 1876, alors que, pour ceux qui sont enfermés dans les asiles, nous comptons ceux que donne la statistique de 1884.
Le nombre des aliénés augmente en France dans une proportion de 3 0/0 par an.
Il faut attribuer ce chiffre effrayant aux progrès de l'alcoolisme