quintaux
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Cette augmentation s'est maintenue les années suivantes, ainsi <ju'on le constaterait en comparant, non les superficies ensemencées dont la statistique exacte s'arrête là, mais les récoltes ^ui sont connues.
Les résullats détaillés de Tannée 1883 sont les suivants :
Superficie Rendement ensemencée, par hectare. Récolte totale. Valeur.
Betterave fourragère 260.000h. 347.20q^ 90.400.000q>^ 180.800.000 f.
Betterave à sucre 2G1.000— 393.30- 76.G00.000- 147.400.000-
Totaux . . 521.000h. 320.00q^ 107.000.000q>' 328.200.000 f.
Les prix sont calculés à raison de 2 fr. par quintal et sont inférieurs, au moins pour la betterave à sucre, aux cours actuels qui atteignent le chiffre rémunérateur de 2 fr. 50. La betterave dite « à sucre >> se répartit inégalement entre la sucrerie et la distillerie : | pour la première de ces industries et ^ pour la seconde; sa culture est surtout active dans le nord, où les quatre départements de TAisne, du Nord, du Pas de-Calais et de la somme produisent à eux seuls 65.000.000 quintaux, sans compter 7.000.000 quintaux de betterave fourragère. Cette dernière variété est moins localisée, mais cultivée surtout dans le Sud- Ouest.
Les effets inattendus de la loi sur les sucres de 1884, quoique imparfaitement ressentis par Tagriculture, se sont néanmoins traduits par une hausse qui assure à Texploilation un résultat satisfaisant,! malgré la modification récemment apportée à cette législation. C'est aux cultivateurs maintenant d'obtenir des racines similaires de celles d'Allemagne qui contiennent 11 à 12 0/0 de sucre, tandis que celles de France ne dépassent pas 9 à 10 0/0.
La France occupe le 3« rang parmi les pays producteurs de betterave :
Allemagne 250.000.000 quintaux.
Autriche 200.000.000 —
France 167.000.000 —
Russie 130.000.000 —
L'importation de la betterave a suivi une marche ascendante jusqu'en 1883 (368.000 quintaux) et, depuis lors, elle a diminué. Quant à l'exportation, elle a aussi atteint son maximum (553.000 (juintaux) en 1883, et depuis cette époque, elle a également décru. En réahté, ces échanges sont sans importance.
1. Lo rPiulomoni de S50 quintaux par hectare obtenu dans le Nord prouve ce que peut donner une culture rationnelle pratiquée avec de» engrais abondants.
J'aurai, d'ailleurs Toccasion de revenir sur ce sujet, lorsque je m'occuperai du sucre et de Talcool.
Houblon. — Le houblon est localisé dans les trois départements, de la Côte-d'Or, de Meurthe-et-Moselle et du Nord et y occupait en 1883 une superficie de 3.469 hectares produisant 41.291 quintaux d'une valeur de 12.895.700 francs (au prix moyen de 322 fr. le quintal). L'annexion de TAlsace-Lorraine a enlevé à la France le 1/3 de sa production^ et l'a rendue tributaire de l'Allemagne et de la Belgique d'où elle importe annuellement environ 30.000 quintaux de cette matière. Les pays d'Europe qui produisent le plus de houblon sont :
L'Angleterre 300.000 quintaux .
L' Autriche-Hongrie 80.000 --
L'Allemagne 80.000 —
La Belgique 00.000 —
L'infériorité de la France à ce point de vue consiste dans son climat et peut-être aussi dans la répugance qu'éprouvent les agriculteurs à faire les frais de premier établissement d'une houblonnière, étant donné que les cours du houblon sont soumis à des variations considérables 2. Toutefois, la décroissance de rindustrie vinicole attribue h la bière une importance croissante qui devrait encourager dans cette voie.
Tabac. — La culture du tabac est limitée en France par le contrôle de TKtat ; vingt-trois départements la praticjucnt, soit à titre d'essai, soit à titre définitif. En 1883, la récolte a été de 149.500 quintaux pour une superficie de 12.540 hectare, soit 11 quint. 92 par hectare. Le prix moyen étant de 100 francs le quintal, cette production peut être évaluée à environ 15.000.000 francs.
Une partie insignifiante de la récolte de tabac (250 à 600 quintaux suivant les années) est exportée ; le reste est acheté par la régie qui importe, en outre, de 250 à 300 milliers de quintaux, c'est-à-dire les deux tiers de la quantité ([u'elle met en œuvre. Cette part considérable attribuée à l'importation ne résulte pas d'un parti pris, mais de la nécessité de mélanger aux tabacs