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En 1805, ces mêmes dépenses n'étaient que de 04.404.572 fr. 81 c. Savoir :

632 SEPTIFIME PARTIE.

Dépenses à la charge de TÉtal 2.762.>187 fr. 45

— des départements. . . 171.391 40

— des communes . . . . 2.965.886 23

— des familles 58.364.807 73

Total 64.161.372 fr. 81

Il y a donc une augmentation totale de 11. 158.211 fr. 23 c. qui se répartit ainsi :

Dépenses à la charge de TKtat 2.803.848 fr. 29

— des déparlements. . . 296.880 25

— des communes , . . . 1.314.361 31

— des familles 7.041.121 38

Total 11.458.211 fr. 23

Voilà des résultats qui prouvent Ténorme impulsion donnée à

l'instruction publique, ces dernières années, par TEtat, par les départements, les communes et les particuliei'S, Et cela, malgré la perte de TAlsace-Lorraine.

Comparaison des frais par élèire. — D'après les calculs établis, on a trouvé qu'en 1876 le taux moyen de la pension a été, pour les internes :

Dans les lycées nationaux, de 733 fr. 35

Dans les collèges communaux, de. . . 518 89

Dans les établissements libres, savoir :

Laïques, de 651 fr. 20

Ecclésiastiques, de 543 76

Et pour les externes, la moyenne des rétributions scolaire a été :

Dans les lyres, de 113 fr. 54

Dans les collèges communaux, de. . . 72 04

Dans les établissements libres, savoir :

Laïques, de 119 fr. 75

Ecclésiastiques, de 133 26

Donc la pension la plus chère serait celle des lycées. Mais cette pension comprend les frais dhabilkmenl, de literie, de

INSTRUCTION PUBUQUE, 633

blanchissage, etc., qui sont comptés à part dans les autres établissements et qu'on évalue à 135 fr. par an. Cela étant, les chiffres doivent être ainsi modifiés :

Lycées 753 fr. 35

Collèges 653 H8

Établissements laïques 789 20

— ecclésiastiques 678 76

Alors renseignement de TÉtat est moins cher que celui des particuliers. Si le prix de pension est faible dans les établissements ecclésiastiques, c'est que tous les frais y sont peu considérables. Par contre Texternat y coûte plus cher.

Derniers renseig^nements (1888). — L'enseignement secondaire est toujours régi par la loi du 15 mars 1850. Mais les programmes des études ont été modifiés en dernier lieu : 1" Pour renseignement classique, par un arrêté du 22 janvier 1885 ; 2'' Pour renseignement secondaire spécial, par les règlements des 8 et 10aoiUJ886.

liO nombre total des lycées est de 107, dont 101 en exercice. Les collèges sont au nombre de 247.

Dans Dans Nombre total

Nombre total. les lycées, les collèges, d'élèves.

Des élèves internes 25.022 13.813 38.835

— externes 27.202 21.691 48.893

Des professeurs ) ^ 3.048

Des maîtres ^"^^^ 650

La dépense totale des lycées monte à 34.071.267 fr. 20 et se tlécompose ainsi :

;V la charge de TÉtat 10.902.831 fr. 25

— des départements et communes. 1.390.087 54

— des familles 21.778.348 41

Total égal 34. 071. 267 fr. 20

La dépense des collèges n'est que de 9.995.304 fr. et se répartit comme il suit :

A la charge de l'État 2. 447.096 Ir.

— des déparlements et communes. . . 3.607.975

— des familles 3.940.233

Total égal 9.995.304 fr.

Le nombre total des boursiers s'élève à 5.236, dont voici le détail :

Lycées, boursiers de l'État 2.987

— boursiers des départements et des communes. . 505 Collèges 1.744

Total égal 5,236

Il est intéressant de constater ici les établissements créés et les dépenses faites sous la troisième République.

Deux lycées (Lakanal et Janson de Sailly) et trois petits lycées (petit Gondorcet, petit Louis-le-Grand et Ben-Acknoun près d'Alger) ont été construits avec les seules ressources de l'Etat.

Les sommes dépensées pour ces fondations s'élèvent à 22.896.607 fr. 51.

24 lycées et 8 collèges communaux ont été construits par les villes avec la participation de l'Etat et des départements.

Pour ces lycées, la dépense totale a été de 47.814.835 fr., et pour ces collèges, la dépense est montée à 2.101.400 fr.

L'Etat a contribué à ces dépenses pour 24.594.917 fr. 50 en ce qui concerne les lycées, et pour 1.026.430 en faveur des collèges-.

SECTION II

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