IWS£IG]K£ME]\T SUPÉRIEUR
La première statislique de cet enseignement qui correspond aux universités des autres pays, est celle de 1865. La dernière se rapporte à Tannée 1877 et s'étend même jusqu'en 1878. Mais d'importantes modifications ont été introduites depuis lors, ainsi qu'on le verra par la statisli(jue (|ui s'établit en ce moment el qui paraîtra Tannée prochaine.
SECTIOiN 1
ADMINISTRATION CENTHALE ACADÉMIQUE.
Inspecteups i^énéraux. — Kn 1868, le nombre de ces hauts fonctionnaires était de :20, dont voici les traitements :
Knseignement supérieur 8 à 12.000 fr.
Knseigiiement secondaire 8 à 10.000
Knseignement primaire 4 à 8.0(X)
Kn 187i, il a été créé deux inspecteurs généraux de langues vivantes, et en 1877, ont été constitués 4 nouveaux inspecteurs généraux de Tenseignement |)rimaire. Les traitements étaient en même temps augmentés.
Mais des motifs d'économie ont de nouveau apporté quelques diminutions.
Recteurf». — Pour les mêmes motifs, on a réduit les traitements des recteurs bien qu'ils aient sous leur autorité G, 8 et jusqu'à 9 départements.
On hésite donc à quitter les fonctions de professeur pour assumer les charges et responsabilités assez lourdes du rectorat.
Inspecteapii d'Académie. — En 1874, 1875, 1877 et 1878, des crédits nouveaux ont permis d'augmenter les traitements de ces inspecteurs qui varient de 6.000 à 8.000 fr.
Secrétaires, cominis etc. — A la même époque, les traitements de ces fonctionnaires inférieurs ont été élevés.
SECTION II
ÉTABLISSEMENTS UMVEKSITAIRKS (faCILTÉS ET ÉCOLES).
Par leurs origines el Tobjet de leur enseignement, ces établissements sont bien divers. Pendant longtemps, on a déploré la pénurie d'auditeurs dans les Faculté des lettres et des sciences.
ProfessseurH. — Jusqu'en 1875, leur traitement était fixe et éventuel. H y avait là des llucluations pénibles. En 1875 et 1870, on a réuni en un seul traitement h; iixc et l'éventuel, ce qui fut un bienfait.
A Paris, les professeurs reçoivent de 8.000 à 15.000 fr.
Dans les départements, le minimum est de 6.000 fr. et le maximum de 11.000 fr.
Les agrégés à Paris touciienl de i.OîK) à 7.000 fr., et dans les départements, de 3.000 à 3.500 fr. (mî qui constitue une augmentation pour tous.
BourHeMde voyag^e. — En 1873, six bourses ont été instituées à litre d'essai, pour permettre aux meilleurs élèves de visiter les Universités, les Bibliothèques, les Musées de l'Angleterre, de l'Allemagne ou de l'Italie. Les résultats ont été très favorables et l'essai est continué.
Cour» compiémentaireM. — En 1874, un crédit dd 5t).600 fr., puis d'autres subventions ont permis l'organisation de ces cours plus pratiques, plus conformes aux besoins de la société
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moderne que les cours ordinaires. Néanmoins ce sont des chaires eu expérience que la fréquentation ou le délaissement consoli- <lera ou modifiera.
Conférences. — En 1877, un crédit de 400.000 fr. a été voté par les Chambres pour 70 maîtres de conférence-, et pour les dél)euses matérielles nécessaires. Ces conférences ne sont pas faites pour le public : les élèves y sont interrogés et dirigés par les maîtres, excellent moyen pour la solidité des études et le progrès des sciences.
Bourses d'études. — Les titulaires sont nommés au concours pour un temps limité. Leur présence, leur assiduité aux cours des Facultés des lettres ou des sciences est obligatoire- Ils ont droit aux locaux, aux instruments, aux livres, aux exercices pratiques dont sont pourvues maintenant les Facultés et
Kcoles.
Bibliothèques. — Il y avait d'importantes améliorations à laire, comme installations et comme livres. De 1869 à 1877, des crédits montant jusqu'à 150.000 fr., ont procuré de grandes facilités de travail aux élèves.
En 18(>8, on comptait dans les biblio-
thèciues des Facultés un total de 271.3% volumes. Les récolements de 1870 mettent ce
chiffre à i09.880 —
Augmentation 138. i90 volumes.
Ce progrès a continué les années suivantes.
Constructions, appropriations. — Les soins donnés aux locaux et au matériel ont cortté de fortes sommes, ce qui souvent a été reproché au gouvernement de la République. L'Université mal pourvue s'accommodait de la pauvreté. Mais il a paru urgent de renouveler et d'augmenter les moyens d'instruction pour ne pas descendre au-dessous du niveau des sciences. Déjà on constate une amélioration sensible dans les bâtiments, les instruments, les livres, le nombre des élèves étrangers.
Rien que la nouvelle Faculté de médecine de Paris, à peine terminée, doit coûter 6 millions, et TKcole pratique de la Faculté plus de i millions.
Une nouvelle bibliothèque a été bâtie pour la Faculté de droit de Paris qui compte 2,500 élèves ; dépense 179.000 francs. Cette
bibliothèque contient plus de 25 000 volumes. Elle en avait 20.000 en 1867. Elle n'était ouverte que de jour ; maintenant elle s'ouvre aussi le soir.
Pour l'agrandissement de la Sorbonne, la dépense est évaluée à 8 millions de francs. On construit aussi une nouvelle école supérieure de pharmacie dont la dépense doit dépasser 3 millions.
Des sommes importantes sont également consacrées aux bâtiments des Facultés et Ecoles des départements.
Réformes et améliorations. — Elles sont surtout relatives à renseignement.
Facultés de droit, — Deux Facultés nouvelles ont été créées.
En 1876, création de 8 chaires nouvelles, sans compter des chaires d'histoire et d'économie politique dont l'enseignement est devenu obligatoire.
Facultés de médecine, — Trois nouvelles Facultés ont été organisées. Les exercices pratiques sont devenus d'obligation depuis 1878.
Paris et Montpellier ont obtenu une chaire nouvelle.
Facultés des sciences, — De 1873 à 1877, ont été instituées 19 chaires nouvelles.
En 1869, 1872, 1875, 1876, on a installé des stations et laboratoires maritimes pour l'étude de la faune marine. Puis en 1877, un don de 200.000 fr. dû à la libéralité d'une dame a permis d'établir à Antibes, sous la direction d'un membre de Tlnstitut résidant, un laboratoire botanique où les savants français et étrangers sont admis.
Facultés des lettres. — Une chaire de poésie grecque a été créée, en 1878, à Paris. Des chaires de géographie et d'archéologie ont été organisées dans les départements.
Les études philologi({ues, l'étude des langues sémitiques, etc., tendent à se fortifier pour atteindre le niveau des Universités (les pays voisins.
En 1874, en a scindé en doux épreuves l'examen du baccalauréat. Cette réforme a soulagé la mémoire des jeunes gens et leur a permis d'approfondir leurs matières. Les connaissances s'élant étendues, ou ne pouvait pas sérieusement examiner un élève en quelques heures. On prévoit même que de la division des matières on arrivera à une spécialisation des diplômes.
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Ecoles supérieures de pharmacie. — Ce sont de véritables Facultés. Les travaux pratiques ont été déclarés obligatoires. En 1875 et 1878, de nouvelles matières ont été introduites dans les examens, et Ton a institué un diplôme supérieur.
Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie. — Elles ont été complètement réorganisées en 1877 et doivent contenir
11 chaires.
Toutes ces réformes ont pour but non-seulement de hausser le niveau des études, mais encore de maintenir les jeunes gens le plus près possible de leurs familles.
Résumé des résultats s
1® On a perdu 3 établissements (Alsace-Lorraine) ; !2° Le nombre des chaires s'est accru de 175 ; 3** Le nombre des cours complémentaires, qui était de 63 en 1867, s'est élevé à 105 en 1878, soit une augmentation de
12 cours;
i^ Ou comptait en 1878, 17 conférences qui n'existaient pas en 1867.
Inscriptions d'élèves. — En comparant les statistiques de 1867 et 1876, on trouve les chiffres suivants:
Inscriptions en plus pour 1876.
Facultés de médecine 1.896
Facultés des sciences 23
Ecoles supérieures de pharmacie 690
Ecoles préparatoires de médecine 2.041
En plus 4.650
Inscriptions en moins pour 1876,
Facultés de théologie catholique 55
Facultés de théologie protestante 23
Facultés de droit 1.878
Facultés des lettres 1.715
Écoles préparatoires à renseignement supérieur des sciences et des lettres 49
En moins 3.758
Il y a donc augmentation de 892 inscriptions, ou de 223 élèves, puisqu'on prend 4 inscriptions par an. Mais les études
juridiques semblent avoir été un peu délaissées. Une des causesde cette situation git sans doute dans l'organisation des Facultés, catholiques, à la suite de la loi de 1875 sur la liberté de renseignement supérieur.
Facultés catholiques, — Voici le relevé des inscriptions dans ces. Facultés :
Facultés de droit 1.131 1.764 4.350
Faculté mixte de médecine
et de pharmacie >» 21 359
Facultés des sciences. . . 6 39 70
Facultés des lettres ... 36 98 189
En additionnant les inscriptions de 1876, on obtient:
Facultés de droit de TÉtat 18.581
— — catholiques 1.131
Total 19.712
Donc l'écart en moins n'est que de 747 inscriplions et Ton a perdu r Alsace-Lorraine.
Pour les Facultés des lettres, il faut savoir que la presque totalité des inscriptions est prise par les étudiants en droit.
fixamenei. — En 1876, ont été subis, dans les Facultés et Ecoles d'enseignement supérieur, 43.858 examens dont voici les principaux détails :
Facultés des sciences 6.804 examens.
— de médecine 7.250 —
— de droit 7.995 —
— des lettres 16.788 —
Le grade du doctorat a été généralement plus recherché que précédemment par les élèves.
SECTION III