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BUDGET GÉNÉRAL

CRÉDITS DIPFÉRLXGK

NATURE DES DÉPENSES demandés (1878) accordés (1868) cnplus(1878)

Facultés de théologie catholique 166.400 114.235 52.165

Facultés de théologie protestante 79.600 51.565 28.035

Facultés de droit 1 .634.000 1 .005.626 628.374

— de médecine 1.821.500 834.500 987.000

— des sciences 1.667.100 884.900 782.200

— des lettres 1 . 075 . 100 630 . 595 444 . 505

Kcoles supérieures de pharmacie 419.150 200.100 218.750

Dépenses communes à toutes les Facultés 2.382. 180 213.700 2.168.780

Totaux 9.245.330 3.935.521 5.309.809

Mais la loi des finances a imposé urte réduction pour vacances d'emploi : elle était de 40.000 fr. en 1868 et de 80.000 fr. en 1878.

Réduction 80.000 40.000 40.000

Chiffres définitifs. 9.165.330 3.895.521 5.269.809

Dans le total de 1878 est comprise une somme de 790.000 francs, première des trois annuités votées pour la reconstruction de TEcole pratique de la Faculté de médecine de Paris. Ce qui réduit les crédits permanents à 8.375.330

Mais il faut décompter les ressources provenant des droits d'inscriptions, de bibliothèque, d'examens, de certificats, de diplômes qui, en 1876, se sont élevés à 4.343.660

Dépense rée/fe de FEtat. . . 4.031.670

Pour Tannée 1877,' les recettes ont été de 4.478.980 francs réduisant les sacriûces do l'Etat à 3.896.350 francs et même cette somme doit être en partie couverte par les arrangements pris avec les trois Facultés de médecine nouvellement créées (Lille, Lyon, Bordeaux).

SECTION IV

RENSEIGxNEMENTS DIVERS

École normale empérieiipe. — Les succès des élèves dans les épreuves de la licence et dans les concours de l'agrégation ont été remarquables.

En 1872, un second cours de chimie y a été établi. En 1874, grâce à un nouveau crédit, les traitements des maîtres de conférences, de Taumônier, du bibliothécaire, etc., ont été augmentés. Les travaux pratiques ont acquis des développements et la bibliothèque s*est accrue de 15.210 volumes.

Bibliothèque de l'Univepsité. — En 1809, une augmentation de 10.000 francs lui a été accordée ; mais c'était bien insuffisant pour faire face à tous les besoins. Aussi a-t-elle pris quelques sommes sur les ressources des Facultés ; et ces sommes jointes à certains dons ont presque triplé son ancien fonds, porté de 40.000 àl09.135 volumes. On y trouve les plus grandes facilités de travail.

École pratique des hautes études. — Le nombre des laboratoires d'élèves était très limité, il y a 10 ans. On ne pouvait provoquer, chez les étudiants, cette curiosité persistante qui naît des exercices pratiques et des relations suivies avec les professeurs. Mais les conférences et les laboratoires se sont beaucoup multipliés. Des rapports annuels résumant les travaux, on a formé 72 volumes qui ont obtenu des diplômes d'honneur aux Expositions.

Réduit à 250.000 francs en 1872, le budget de l'Ecole a été rétabli à 300.000 fraiics en 1877.

Des laboratoires d'élevés doivent être ouverts dans toutes les Facultés, car les travaux pratiques sont maintenant obligatoires.

École fk»aiiçaiiie d'Athènes. — C'est une mission permanente en Grèce. Géographes, artistes, historiens, épigraphistes, les élèves font toutes les recherches en visitant le pays, même jusqu'en Asie Mineure. De 1872 à 1874, on a dépensé 200.700 francs pour édifier un établissement convenable. Puis, le mobilier et la bibliothèque ont été augmentés. En 1878, des crédits ont été alloués pour des fouilles, moulages, impressions, etc.

École française archéolog^iqne de Rome. — En 1873, un cours d'archéologie fut institué à Rome et les élèves, pendant un an, devaient voyager en Italie d'après les conseils du professeur. En 1874, ce cours devint F École. En 1876, 1877, 1878 des allocations de 50.000 francs y furent consacrées. L'Ecole d'Athènes et l'Ecole de Rome sont en relations suivies.

Collègue de Fpance. — De 1871 à 1878. sept chaires nouvelles y ont été créées: histoire des doctrines économiques, philosophie moderne, philologie et archéologie assyriennes, langues et littératures de l'Europe méridionale, anatomie générale, épigraphie grecque et antiquités, esthétique.

Le traitement des professeurs a été porté de 7.500 francs à 10.000 francs et d'autres sommes ont permis d'augmenter les améliorations.

Mufiiéuni d'histoîpe natupelle* — Depuis 1870, les travaux entrepris ont transformé l'état de choses ancien dont l'insuffisance était grande. Une seconde chaire de botanique a été créée ; les professeurs reçoivent maintenant 10.000 francs; d'autres émoluments ou gages, ainsi (jue le matériel, ont été augmentés. La bibliothèque s'est accrue de 31.182 volumes.

École spéciale des lang^ues orientales vivantes. —

La bibliothèque de cette Ecole ne comptait que 800 volumes, il y a iO ans; elle en compte plus de 11.000 aujourd'hui.

De 1871 à 1878, d'importantes améliorations ont été réalisées: des chaires nouvelles, des cours complémentaires, des examens ont été établis ; les traitements des professeurs ont été portés à 7.500 francs, etc.

École des chartes. — Depuis 1868, le fonds de la bibliothèque a été triplé. Les professeurs reçoivent maintenant 5.000 francs. Un examen a été institué. De nombreux archivistes et bibliothécaires, sortis de cette Ecole, ont établi un ordre rigoureux dans les collections départementales.

Établlsseineiits astronomiques et météorolof^qaes. — Depuis 1870, diverses améliorations ont été opérées : le bureau des longitudes est dans un bâtiment spécial ; 60.000 francs ont été volés pour la publication des Tables de la lune; le volume de la Connaissance des temps a été doublé ; des fonds sont affectés à la construction d'instruments ; une bibliothèque a été constituée ; les traitements ont été fixés à 5.000 francs ; un bureau central météorologique, distinct de TObservaloire de Paris, a été formé pour centraliser les observations des stations de France et des autres pays, etc. La comparaison journalière de ces observations permet de renseigner Fagriculture et les ports sur les prévisions du temps.

Cinq observatoires ont été fondés dans les déparlements et plusieurs ont élé sérieusement améliorés.

Autres services relevant du ministère de l'Instruction publique. — Conseil supérieur de Tinstruction publique. Institut national de France.

Bibliothèque nationale.

Bibliothèques publiques de Paris et des départements. Archives nationales.

Bibliothèques scolaires et populaires.

Mission archéologique française du Caire. Instruction publique musulmane.

Indemniléset secours (Beaux-Arts).

Manufacture nationale de Sèvres.

Manufacture nationale des Gobelins.

Manufacture nationale de Beauvais.

Manufacture nationale de Mosaïque.

Encouragements à la tapisserie d'Aubusson. Musées nationaux.

Musées départementaux et municipaux.

Entrelien et personnel des palais nationaux.

SECTION V

COUP d'(i:il rétrosf>fxtik

Les statistiques de renseignement supérieur ne sont pas complètes et ne remontent que jusqu'à Tannée 1865. Pour les années qui précèdent, il faut se contenter d'indications éparses.

INSTRUCTION PUBUQUE. 663

L'Université, depuis sa fondation en 1808, a subi plusieurs transformations selon les régimes politiques de la France. A l'origine, aucune école ne pouvait se fonder sans son autorisation et nul ne pouvait enseigner sans un diplôme de cette Université. C'était comme un monopole.

Il y avait autant d'Académies que de Cours d'appel ; puis, dans «chaque Académie^ cinq facultés: théologie, droit, médecine, -sciences, lettres.

Conseil de l'Univepsité. — Le conseil de l'Université, -composé de 30 membres, avait une importance particulière. Napoléon I"" le présidait souvent aux Tuileries. Le chancelier et le trésorier touchaient 15.000 francs de traitement ; les conseillers à vie et le secrétaire général avaient 10.000 francs, et les conseillers ordinaires, 6.000 francs. Ce qu'il y avait de bon, c'est que les pouvoirs étaient bien définis.

Sous la Restauration, l'ordonnance de 1815, établit 17 universités, dans une pensée de décentralisation. Mais les événements politiques conservèrent les choses en Fétat primitif, puis on lâtona dans les modifications et dansdes discussions passionnées.

Enfin, sous la République, en 1850, on organisa le Conseil supérieur de l'instruction publique et Ton y admit des savants, des professeurs, des ministres des cultes et des membres de l'ensei- ^ijnement libre. Les conseillers étaient en grande partie nommés il l'élection. Mais, dès 1852, sous le second Empire, ils furent nommés par le chef de TEtat.

La troisième République, en 1875, a rétabli l'élection.

Facultés. — Les premières grandes écoles restaurées furent les écoles de santé, en 1794 ; les écoles de droit, en 1804; puis le décret de 1808 leur restitua le titre de Facultés. Les écoles de pharmacie ne lurent rattachées à l'Université qu'en 1840. Enfin, en 1854, furent créées les écoles préparatoires des sciences et des lettres.

Les Facultés des lettres et des sciences manquaient d'auditeurs, l'assiduité aux cours n'étant pas obligatoire. Cette situation a constamment préoccupé les Conseils de l'Université. On obligea les étudiants en droit à s'inscrire à deux de ces cours. Ensuite on organisa des conférences à côté des cours, afin de pouvoir interroger les élèves.

Enfin, on cherche encore àrendre renseignement utile, pratique.

La loi de 1875 sur la liberté de l'enseignement supérieur a permis aux catholiques de fonder plusieurs Universités. Mais les réformes de M. Jules Ferry, en 1880, leur ont enlevé le nom d'Universités.

C'est en 1809 qu'a été créée à Paris une chaire de droit commercial, exemple qui fut imité peu à peu dans les départements.

Grades conférés après examen. — Il est intéressant d'observer le relevé des grades conférés pendant ces dernièresannées. La dernière statistique se rapporte aux années comprises entre 1876 et 1884.

Le nombre total des diplômes et brevets accordés pendant cette période de 9 années s'élève à 103.807, savoir :

En 1876 10.604 diplômes et brevets.

En 1877 10.642 —

En 1878 11.107 —

En 1879 11.411 —

En 1882 11.711 —

En 1883 12.195 —

En 1884 12.757 diplômes et brevets.

On voit que la progression est à peu près contante.

Voici maintenant quelques détails :

Facultés des lettres, des sciences, de droit et de théologie.

Baccalauréat ès-lettres .

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