‹ La France actuelleChapitre 36 sur 288 · ETA IN · texte numérisé non relu

ETA IN

Grande-Bretagne et Irlande 17.000.000 fr.

Australie et Tasmanie ÎO. 000. 000

Il ressort clairement de ces tableaux que la France est médiocrement riche en métaux, et il a fallu toute l'activité de ses habitants et la sagesse de ses législateurs pour lui assigner dans l'industrie métallurgique la place élevée qu'elle occupe.

Fonte de fer. — La production de la fonte en 1885, a été, en France, de 1.631.000 tonnes, représentant une valeur de 100.700.000 francs. Le métal a été élaboré dans 95 usines, possédant ensemble 132 hauts-fourneaux *. Le nombre des hauts-fourneaux a très sensiblement diminué : il v en avait 000 vers le milieu du siècle, il n'en reste guère que 150. Cette anomalie apparente s'explique parla substitution du coke au charbon végétal comme combustible. L'appareil au coke donne annuellement environ 16.000 tonnes de fonte, celui au charbon de bois, 1.000 tonnes seulement.

La production se répartit entre :

Meurthe-et-Moselle 707.000 tonnes.

Le Nord 218.000 —

Saône-et-Loire 114.000 —

Le Pas-de-Calais 93.000 —

Plus 23 départements d'importance beaucoup moindre.

1. En !88i, le nombre de?» hautï»-fon ruraux ou activité avait été de 168.

Le diagramme n" i indique la production de la fonte, du fer et des divers aciers depuis ans.

Je crois donc inutile de compléter ici par des chiffres arides les renseignements que le lecteur tirera de ce graphique.

Il est toutefois essentiel de remarquer que la substitution du coke au charbon et les demandes du marché ont amené une véritable révolution dans les prix do la fonte : de 150 francs la tonne, prix de iS.'JO, elle est tombée à 03 ou 05 francs.

Fers. — La production des fers a été, en 1885, de 782.000 tonnes, se répartissant de la manière suivante :

Fers marchands (îoO.OOO tonnes.

Tôles 118.000 —

Rails 5.000 —

ce qui représente une valeur totale de 132 millions de francs.

Il est bon de noter en passant le discrédit complet qui a atteint les rails de fer. Peut-être même les 5 mille tonnes qui figurent ici n'ont-elles été livrées qu'en exécution d'anciens marchés non résiliés.

Le nombre des usines en activité a été de 192 en 1885, en diminution de 10 sur le chiffre de 188i.

Les déparlements les plus importants à ce point de vue sont :

Le Nord 209.000 tonnes.

Les .\rdennes Gi.OOO —

La Haute-Marne 68.000 —

Sa6ne-et-Loire 50.000 —

Acier». — La fabrication des aciers a pris, depuis quinze ans, une importance croissante duc à l'emploi de ce produit pour la confection d'une infinité de pièces qui se faisaient autrefois en bronze , en fer ou en fonte, et surtout à l'adoption générale des rails en acier. Quoi([ue la substitution soit opérée sur la ]:)lupart des lignes de chemins de fer, la pi-oduction des aciers, après avoir légèrement lléchi en I88i, a repris sa marche ascendante en 1885, année pendant laquelle elle a atteint le chiffre de 55i.000 tonnes représentant une valeur de 122.000.000 de francs, et se divisant de la manière suivante :

Page 1