tonnes de rails
152.000 tonn(»s d'aciers pour emplois divers. iO.OOO tonnes d'ai'ier laminé.
L'acier de cémentation tend à disparaître par suite de l'em-
ProdQction annaeUa du minerai Production aonaoUa du fer, de la
do fer dauB lea différenta paye. fonte et de l'acier dana différenta paya.
i.sooj.
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Production du fer, de la foute et de t'acier en France de 1863 à 1885.
ploi presque général dos procédés Bessemer ou Martin qui permcUentle traitement de quantités considérables de métal et qui, en outre, ont heureusement modifié les conditions de travail de l'ouvrier. Le prix de Tacier s'est abaissé dans une proportion énorme : de 850 à !220 francs la tonne en quarante années; le rail ne valait même pas plus de 140 francs les 1,000 kilos en 1885.
Le nombre des usines qui traitent Tacier est de 02, réparties entre 28 départements parmi lesquels il faut citer :
Production.
Meurthe-et-Moselle 8G.0i)0 tonnes.
Le Nord 85.000 —
Saone-et-Loirc 78.000 —
Le Pas-de-Calais 73.0(X) —
Conclusion. Résumé de la métellurij^ie du fer. —
On voit donc que la métallurgie du fer et de ses transformations représente annuellement en France 3 niillioiis do tonnes avec une valeur de 355 millions de francs (|u*il faudrait à peu près doubler si Ton considérait le mêlai non sous la forme la plus simple, mais transformé en machines, matériaux de construction, etc. ^
Cette industrie a occupé, en 1885, 55.(K)0 2 ouvriers et bri\lé 3.900.000 tonnes de combustible ; la force motrice employée à atteint 109.000 chevaux fournis par 1.9G4 machines à vapeur et 533 moteurs hydrauliques.
lies g^randcs unineM. — Pour achever de donner une idée de l'importance de l'industrie métallurgi(iue en France, il faudrait pouvoir parler avec quehjues détails des usines les plus importantes. Je citerai seulement Fives-Lille, les anciens établissements Cail, les usines de Saint-Chamond, Tusine Claparède, les forges et chantiers de la Méditerranée et de TOcéan, l'usine d'Indret, Dorian Holtzer et C'*, Commentry et Ponlgibaud. Toutefois, je crois nécessaire de m'arréter un instant sur un établissement qui, par la diversité et le chiffre de sa production, sa conduite libérale vis-à-vis de son personnel, mérite une mention spéciale : je veux parler du Creusot.
Le Creusot occupe iC. 000 ouvriers: il extrait de ses mines de houille 550 à 0(K) mille tonnes par an, produit aisément 200 mille tonnes de fonte et L50 mille tonnes de fer et d'acier laminés.
1. Co nVifl ♦}vi«li:*iiinn'iit (iifimc petite j)arti<' «l»' la produr'ti^m qui est ainsi travaillée, mais file aequifit une valeur eonsidérable. Ainsi, un«^ luconiutive vaut environ 1 fr. îJO le kilo ou l.oOO fr. la tonne.
2. Ces chitfres ne s'appliquent qu a la métallurgie proprement dite et non à la r.onslruetion sur laquelle j^ n'ai pu recueillir que des renseignements isolés.
9i DEUXIEME PARTIE.
L'usine se prèle à toutes les constructions métalliques possibles, et l'on peut citer à son actif : le pont de Fribourg qui pèse plus 3.(X)0 tonnes, la machine de 8.500 chevaux du Formidable et celles de 6.000 chevaux du Terrible et de Tlndomplable, les combles de la gare d'Orléans (2.340 tonnes) et le dock flottant de Saigon (4,500 tonnes), sans parler d'un nombre considérable de locomotives. Si je me suis permis ces citations, en apparence sans intérêt, c'est pour bien démontrer la variété de production <le cette usine, qualité que l'on retrouverait du reste dans beaucoup d'autres.
Mais, ce qui est bien plus intéressant encore, c'est le coté philanthropique de l'œuvre : le Creusot est une ville de 28 à 30 mille habitants, avec des écoles fréquentées par 0.000 élèves. Chaque ouvrier, moyennant 0 francs par mois, est logé dans une petite maison avec jardin. Au bout de 25 ans de services, il a droit à une retraite de 500 francs s'il est garçon, de 750 francs s'il est marié, et cela sans aucune retenue sur son salaire. S'il est malade, il est soigné gratuitement. En somme, les propriétaires du Creusot font annuellement à leur personnel des libéralités qui, peu à peu, ont atteint le chiffre d'un million.
Il serait injuste, d'ailleurs, de ne pas ajouter que la plupart des grands établissements possèdent des institutions analogues. Mais celui-là est, je crois, le plus remarquable dans son ensemble, et, d'ailleurs, le plus important *.
En résumé, l'industrie métallurgique s'est merveilleusement développée en France, et cela grâce peut-être aux droits protecteurs (|ui frappent les produits étrangers.
Tandis que le minerai pénètre librement, la fonte paie 2 francs par quintal; le fer en barres et les rails d'acier, 6 francs. La protection est encore plus accentuée en ce qui concerne les appareils mécani([ues : une machine à vapeur fixe paie 6 francs par quintal, une locomotive 10 francs, une machine marine 20 francs.
Il en résulte qu'une locomotive, venue d'Angleterre par exemple, coûte de droits de douane 3 à 4 mille francs. Cette protection s'explique par suite de la situation difficile dans laquelle se trouve la France pour fabriquer ; elle produit à peine les 2/3 du charbon et du minerai de fer qu'elle traite; quant aux autres métaux, elle doit les demander presque complètement à l'étranger. Malgré ces conditions défavorables, elle est arrivée à un haut point de développement et de perfection, particulièrement dans la fabrication des aciers dont les qualités d'homogénéité et de
1. Le Creusot a exposé eu 1878 la reproductiou d'uD bloc d'acier de 120 touues, le plus gros qui ait élé foudu jusqu^alors.
résistance ont été victorieusement mises ù l'épreuve il y a peu de temps.
Toutefois, la France ne se suffit pas complètement à ellemême sous ce rapport.
Les tableaux suivants indiquent le mouvement des importations et des exportations depuis 1809 :
FKIl, FONTE, ACIER.
Années. Importation.
1809 30.000 tonnes
Kxportuti(»n.
12.000 tonnes 39.000 — 38.0<M) — 34.0(K) — i:2.000 — 48.000 —
MACUINES.
Années. Importation.
1809 11.000 tonnes
1885 iO.OOO —
Exportation.