‹ La France actuelleChapitre 58 sur 288 · millions · texte numérisé non relu

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La France est tributaire de l'étranger pour les vins depuis l'invasion du phylloxéra (516 millions en 1886) ; pour le blé (2.504 millions), depuis la crise agricole que l'on a exagérée à plaisir du reste ; car, je le répète, il faut tenir compte de l'augmentation du bien-être dont je ne citerai qu'un exemple bien caractéristique : on importe net aujourd'hui pour 90.000.000 fr. de fruits de table, e'est-à-dire environ deux fois plus qu'en 1869.

Les principaux articles alimentaires d'exportation sont : les vins (209 millions environ par an), le beurre (100 millions), le sucre (50 millions).

La douane qualifie enfin « d'objets divers » des articles qu'elle n'a pas encore classés et dont l'importation et l'exportation représentent à peu près 140 millions chacune.

Commerce général. — Tout ce qui vient d'être dit ne s'applique qu'au commerce spécial, c'est-à-dire que l'on a fait abstraction des marchandises qui ne font que transiter, et dont l'importance, au point de vue des intérêts français est néanmoins fort appréciable. Le transit et le magasinage sous régime de douane peuvent devenir la source de grandes richesses pour le pays entreposi taire ; l'exemple de la Hollande en fait foi.

Le tableau suivant que je n'ai malheureusement pas pu prolonger complètement au-delà de l'année 1883, résume les principales opérations de transit et de magasinage :

Entrées dans les

Sorties

des

Années

j. Transit.

entrepôts.

entrepôts.

tonnes.

tonnes.

tonnes.

Les chiffres qui manquent pour les deroières années présentent sans aucun doute une grande analogie avec ceux des années précédentes.

Le transit est, en somme, peu important, malgré la situation géographique de la France, et l'ouverture de la nouvelle voie du Saint-Gothard l'a encore diminué. Les principaux pays de

provenance sont : la Suisse, l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, l'Angleterre ; les contrées de destination : les États-Unis, l'Angleterre, la Suisse, l'Italie.

Il est évident que les tarifs de chemins de fer ont une influence prépondérante sur les variations du transit, et, malheureusement, les lignes françaises n'ont pas encore atteint le desideratum sous ce rapport. On s'étonne que le trafic de la ligne du Mont-Cenis, aux environs du tunnel, ne dépasse pas 600,000 tonnes kilométriques, c'est-à-dire le tonnage d'une voie de second ordre. La seule ligne sur laquelle le transit atteigne une certaine importance est la grande artère qui va de la frontière du Nord à Marseille par Paris et Lyon.

En revanche, les marchandises entreposées représentent 500 millions au moins par an et servent de garantie à d'importantes opérations d'avances et de prêts. Au 31 décembre 1886, les entrepôts français contenaient 482.000 tonnes de produits divers dont les principaux étaient :

Houille 198.000 tonnes.

Blé 79.000 —

Café 52.000 —

Cacao 9.000 —

Tabac • 8.000 —

temporaires . — Les admissions temporaires de matières premières destinées à être réexportées sous forme de produits manufacturés, deviennent de moins en moins nombreuses par suite de l'application très stricte des nouvelles dispositions douanières. Le tableau suivants donnera une idée de l'importance de ces opérations :

Années.

Matières

premières

importées

Produits

manufacturés

teraporairenoent.

réexportés.

116 millions.

millons.

81 millions.

130 millions

Les matières qui profitent le plus généralement de l'admission temporaire sont les fers et fontes, le blé, les lainages, les graines oléagineuses.

Le commerce spécial, le transit, les enti'ées et sorties des entrepôts, les admissions temporaires réunis, forment ce que Ton appelle le commerce général extérieur de la France, c'est-àdire l'ensemble des transactions mercantiles avec l'étranger. On pourrait obtenir la valeur de ce commerce en additionnant pour chaque année les différents chiffres ci-dessus, mais j'ai cru préférable d*éviter celte peine au lecteur et de former le tableau suivant :

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