‹ La France actuelleChapitre 79 sur 288 · HOIR · texte numérisé non relu

HOIR

en

en

pins.

moins.

RECETTES par jour

et par kilomètre.

Cette différence provient surtout du trafic réduit qui se fait par des lignes de l'Etat

Réserve territoriale des employés de chemins de fer. — L'exploitation des chemins fer d'intérêt général employant 239,639 personnes dont 218,620 hommes, une grande partie de ceux-ci forment la réserve territoriale du service de guerre des chemins de fer.

Dernièrement, on a fait manœuvrer ces hommes qui, conduits par une section d'ingénieurs, s'appliquaient a détruire ou à reconstruire, avec toute la rapidité possible, certaines parties de la voie. La discipline à laquelle sont soumis ces hommes dans leur service ordinaire les rend très aptes à ces manœuvres dont les résultats oot été très satisfaisants.

Part que chaque gouvernement a pris à. la créaion des chemins de fer. — Le gouvernement de juillet (1830-1848), trouva en France 23 kilomètres de chemins de fer et en laissa 2.220, soit une création de 2.197 kilomètres en 18 ans et une moyenne de 122 kilomètres par an.

La 2® République (1848-1851) porte en quatre ans la longueur des voies ferrées à 3.141, soit une augmentation de 964 kilomètres ou, en moyenne, de 241 kilomètres par an.

Le 2« Empire (1852-1870) laissa 17.439 kilomètres, il a donc été construit, pendant cette période 14.268 kilomètres, soit une moyenne de 750 kilomètres par an.

La 3« République (Juin 1871-Juin 1887) élève le chiffre de kilomètres construits à 33,702 kilomètres y compris les chemins de fer d'intérêt local, dans l'espace de 16 ans. La moyenne annuelle est donc de 962 kilomètres,

La proportion des chemins de fer construits sous les divers gouvernements qui se sont succédés en France depuis 1830 jusqu'en 1870 et de ceux construits sous la 3° République est donc la suivante :

Gouvernement de juillet Ià7.8

2« République 1 à 3.9

2*^ Empire 1 à 1 .2

Le 2" Empire créa le système des chemins de fer indiqué par les nécessités de Tépoque et formant pour ainsi dire les lignes principales du réseau français : la 3" République a complété ce réseau en créant nombre de lignes et de tronçons dont les revenus sont aujourd'hui peu rémunérateurs, mais qui ont répandu la vie et le progrès sur toute la surface du pays.

Chemins de fer coloniaux. — Il est intéressant de connaître quelles sont les lignes construites dans les colonies

françaises et d'établir une comparaison, à ce point de vue, entre le 2« Empire et la 3* République.

Lignes construites sous Lignes construites sous Colonies. le 2" Empire. la 3* République.

Algérie. 317 kilomètres. 1 .202 kilomètres.

Sénégal >> '-^ 396 —

La Réunion » — 120 —

Cochinchine.. . . . » — 71 —

Inde française. . . » — 12 —

Tunisie.. » — 2^7

Total 517 kilomètres, 2.114 kilomètres.

Moyenne annuelle sous le 2" Empire. ... 48 kilomètres. Moyenne annuelle sous la 3® République. 148 —

La construction des voies ferrées dans les colonies pendant le 2* Empire et la 3" République donne la proportion de 1 à 4.

Echéances des concessions données aux grandes Compag^nies. — Diaprés les conventions passées entre FEtat et les grandes Compagnies en 1857, 1859, 1875 et 1883 les concessions accordées à ces Compagnies expirent aux époques suivantes :

Nord 31 Décembre 1950

Paris-Lyon-Méditerranée 31 Décembre 1958

Midi 31 Décembre 1960

Est : 26 Novembre 1954

Ouest 31 Décembre 1956

Orléans 31 Décembre 1956

Extension Aitnre du résean de chemins de fer d'intérêt général. — Au chiffre de 31.654 kilomètres dévoies ferrées d'intérêt général en exploitation, à la fin du premier semestre de Tannée 1887 il faut ajouter 4.000 kilomètres de lignes en construction, environ 6.000 kilomètres dont la construction est obligatoire d'après les conventions, et 4.000 kilomètres dont la construction est éventuelle. Si ces lignes sont définitivement établies, le réseau des chemins de fer français comptera 46.000 kilomètres de lignes qui suffiront amplement aux besoins du trafic de ce pays et, à la période d'activité actuelle dans la construction des chemins de fer, succédera une période de calme, comme le fait s'est produit dans les pays qui sont parvenus à compléter suffisamment leur réseau.

Retour à l'État des lignes exploitées par les Compagnies. — En 1883, de même qu'en 1848 et en 1871, on discuta vivement la question du rachat par TËtat des lignes de chemins

de fer appartenant aux grandes Compagnies. CelJes-ci avaient émis jusqu'en 1883, 3.500.000 actions qui représentaient un capital de 1. 051. 000.000 fr. Les obligations au nombre de 28.340.000 représentaient un capital versé de 8.774.000.000 fr. ; mais le capital nominal de cesobligationsétaitréellement de 14. 239.000.000 fr. Pour entrer en possession des lignes des six grandes Compagnies rKtat aurait dû reconnaître en 1883 un capital de 23.013.000.000 fr., dette dont le service des revenus et amortissement se serait chiffré par une somme annuelle de 473.814.169 fr.

Capital social des Compagnies. — Les grandes Conipagniesdes chemins de fer français avaient émis jusqu'au 31 décembre 1884 :

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